Kubica nous explique le circuit de l'Istanbul Park

Lorsque je pense à la Turquie, la première chose qui me vient à l’esprit c’est qu’il y fait normalement très chaud pour la course et puis il y a le trafic sur le fameux Pont qui fait le lien entre l’Europe et l’Asie

Lorsque je pense à la Turquie, la première chose qui me vient à l’esprit c’est qu’il y fait normalement très chaud pour la course et puis il y a le trafic sur le fameux Pont qui fait le lien entre l’Europe et l’Asie. C’est pour l’éviter que je reste toujours sur la partie ‘Asie’, où se trouve le circuit ; de cette manière, je ne suis pas bloqué sur la route et mes nerfs restent intacts !

Istanbul Park est un des meilleurs circuits modernes avec un superbe premier secteur qui présente bon nombre de longs virages. Le premier virage est assez délicat car le point de corde n’est pas visible : on y entre avant d’être en mesure de voir l’intérieur de la courbe. On avale ensuite une partie en montée et on prend le deuxième virage qui est très long. J’aime bien cette partie lors du premier tour de la course car il y a pas mal d’action entre les voitures, qui sont côte à côte.

On arrive au virage huit en milieu de tour. C’est un virage à quatre points de corde, que l’on prend à environ 260km/h. Le plus grand souci ce n’est pas tant la trajectoire à prendre mais le fait que la voiture talonne car il y a pas mal de bosses. C’est un virage que l’on prend presque à fond, le défi n’est pas si grand même les choses ne seront pas simples en début de course lorsque la pression des pneus sera encore relativement basse et la voiture très lourde. Il faut surtout faire attention au pneumatique avant droit qui sera mis à rude épreuve et peut souffrir de grainage à cet endroit.

On attaque une descente à l’approche des virages neuf et dix, qui forment une chicane qui remonte tout d’un coup. On peut être très rapide à l’entrée de cette section mais il faut faire attention à ne pas perdre le contrôle de la voiture à sa sortie car on peut facilement prendre large – comme cela est arrivé à Vettel au premier tour l’an passé. Il est parfois nécessaire de changer sa trajectoire surtout si on se trouve dans une bataille avec quelqu’un. On peut alors sacrifier un peu de vitesse à l’entrée et accélérer plus tôt à la sortie. C’est un virage assez étrange que je respecte toujours car on ne peut jamais y passer de manière parfaite.

La meilleure opportunité de dépassement se trouve dans la dernière section du tour, au virage 12, qui est situé juste après une longue ligne droite et qui amène à la section que j’appelle ‘mickey-mouse’. On peut être côte à côte avec quelqu’un mais on est toujours limité par la traction et par le niveau de grip à l’avant et, à moins que le pilote qu’on essaie de dépasser ne commette une erreur, il est difficile d’avoir le dessus.

En ce qui concerne la mise au point, Istanbul réclame un compromis entre le premier et le dernier secteur. Si on choisit une mise au point ‘high-speed’, on a une bonne aérodynamique pour le premier secteur mais on sacrifie du grip mécanique, alors on perd de la traction et de la stabilité de freinage, qui sont particulièrement importants dans le dernier secteur.

[Communiqué de Renault F1 Team]

Faites partie de quelque chose de grand

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités