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L'avenir du Brésil en F1 (2/4)

A lui seul, Bruno Senna incarne les deux types de pilotes Brésiliens que l’on a pu voir dans l’histoire de la F1

A lui seul, Bruno Senna incarne les deux types de pilotes Brésiliens que l’on a pu voir dans l’histoire de la F1. Une poignée de Champions du Monde plus ou moins charismatiques en Emerson Fittipaldi, Nelson Piquet et Ayrton Senna, et un parterre de pilotes payants dont Pedro Diniz ou Luciano Burti furent les plus flagrantes personnifications dans le passé.

Le fait est que Bruno, après avoir déjà montré de quoi il était capable en se frottant à toute une génération de pilotes montés en F1 dans ses années GP2 (au hasard, Buemi, Petrov, Di Grassi, Kobayashi…), a lentement suivi son plan de marche en F1, sans griller les étapes, et acquérant en dépit de son étiquette de pilote privilégié une crédibilité auprès des teams managers pour son sérieux, sa capacité d’écoute et de progression, et ses facultés communicatives, faisant de lui un pilote docile et proactif pour un team souhaitant monter.

Bien sûr, les associations avec Lotus puis Williams ne sont pas sans rappeler le parcours d’Ayrton, et n’ont rien d’anodines d’un point de vue marketing. Mais Senna a eu le mérite de survivre au piège HRT pour ses premiers pas en F1, ce que Chandhok, malgré un tout aussi attractif passeport indien et autant de facultés communicatives, ne parvint pas à faire.

N’oublions pas non plus que notre homme n’avait que cinq saisons de sport auto au compteur en arrivant en F1, en raison du blocus familial fait dans ses jeunes années, en raison du drame vécu avec la disparition tragique du tonton.

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