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La crise des coûts reste un sujet brûlant

Depuis la fin de la saison, le petit monde de la Formule 1 a entamé une période de calme relatif, mais cela n'empêche pas le débat sur la crise des coûts de subsister, dans un contexte où Marussia a fait faillite et Caterham n'a que peu de chances d'être sur la grille, ne laissant que 18 monoplaces au départ du Grand Prix d'Australie 2015

Depuis la fin de la saison, le petit monde de la Formule 1 a entamé une période de calme relatif, mais cela n'empêche pas le débat sur la crise des coûts de subsister, dans un contexte où Marussia a fait faillite et Caterham n'a que peu de chances d'être sur la grille, ne laissant que 18 monoplaces au départ du Grand Prix d'Australie 2015.

Les autres petites écuries telles que Sauber ou Force India sont également en difficulté financière. Un sommet entre les dirigeants de la discipline et les équipes a eu lieu jeudi, mais avec autant d'acteurs et d'intérêts contradictoires, la situation ne progresse pas rapidement. Directeur de la compétition chez McLaren, Eric Boullier analyse les causes des difficultés financières rencontrées par les écuries et pointe du doigt le départ des manufacturiers tels que BMW et Toyota à la fin des années 2000.

"Si l'on regarde la dernière décennie, la plupart des équipes étaient soutenues par des manufacturiers automobiles qui ne s'inquiétaient pas des sommes qu'ils dépensaient", explique Boullier pour Autosport. "À partir de 2010, les équipes ont commencé à perdre ce soutien, et pour rester compétitives, ont dû dépenser un minimum à cause de divers aspects de la voiture, et certaines équipes ont toujours des difficultés à trouver ce minimum".

Quelles sont donc les solutions à ce problème majeur ? Contrairement à Karun Chandhok, Boullier doute du fait que des monoplaces plus simples puissent résoudre la situation actuelle.

"C'est un problème : veut-on imposer une ligne de développement plus basse pour réduire les coûts ?" se demande le Français. "Il ne s'agit pas que des écuries, il s'agit de la chaîne logistique de 2000 ou 3000 personnes. Ou bien, on trouve un autre moyen de faire croître les revenus, mais faire cela signifie changer le modèle de distribution et faire 25 courses, peut-être. Je n'ai pas la réponse".

Les difficultés financières des écuries sont notamment provoquées par les nouveaux moteurs V6 turbo de 2014, dont la conception a coûté des centaines de millions d'euros ; ce sont les écuries qui ont payé la facture. Cependant, selon Monisha Kaltenborn, directrice d'équipe chez Sauber, c'était une étape nécessaire pour la Formule 1, bien qu'elle n'ait pas été suffisamment bien gérée.

"De mon point de vue, le changement était justifié car nous sommes ici pour représenter la pointe de la technologie, et nous avons désormais un système efficient dans nos voitures", souligne Kaltenborn. "Là où nous n'avons peut-être pas fait un aussi bon travail, c'est pour mettre son arrivée en œuvre".

"Je pense que peut-être, si nous nous étions mis d'accord plus tôt, ou si nous avions attendu une année de plus, ou si nous avions fait un règlement qui n'autorise pas les dépenses démesurées... on peut le voir de nombreuses façons. Je pense que la mise en œuvre n'était pas bonne, mais l'idée et la décision l'étaient", conclut l'Indienne.

Malgré les propos de Kaltenborn, Bernie Ecclestone est déterminé à faire venir des moteurs V8 ou V10 à l'avenir ; quel chemin la Formule 1 empruntera-t-elle ?

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