La F1 va discuter d'une limite de trois moteurs par saison

Les motoristes se sont mis d'accord sur l'idée d'une limitation à trois moteurs par saison et par pilote à partir de 2018, dans le cadre des discussions sur la réduction des coûts.

La F1 va discuter d'une limite de trois moteurs par saison
Daniel Ricciardo et sa Red Bull Racing RB11 qui fume
Christian Horner, Team Principal Red Bull Racing lors de la conférence de presse
Sergio Marchionne, Président de Ferrari et CEO de Fiat Chrysler Automobiles regarde la course
Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 Team W07
Le vainqueur Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 Team W07
Toto Wolff, Directeur Exécutif de Mercedes AMG F1
Nico Hulkenberg, Sahara Force India F1 VJM09
Marcus Ericsson, Sauber C35
Le vainqueur Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 Team W07
Felipe Massa, Williams FW38
Pascal Wehrlein, Manor Racing MRT05
Nico Hulkenberg, Sahara Force India F1 VJM09
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-16
Charger le lecteur audio

Avant des discussions entre les équipes plus tard ce mois-ci pour débattre des changements de la réglementation des unités de puissance, les motoristes pensent que la meilleure façon de réduire les coûts et d'aider à la convergence des performances est d'abaisser le nombre de moteurs autorisés par saison.

Des sources suggèrent que les premiers calculs indiquent que l'abaissement de la limite actuelle de quatre moteurs (cinq s'il y plus de 20 courses) devrait assurer que les équipes clientes puissent être fournies en unités de puissance pour 12 millions d'euros par saison, un objectif originellement déterminé par la FIA.

Les discussions du Groupe Stratégique

La mesure a dans un premier temps gagné le soutien des motoristes, mais une réunion de crise du Groupe Stratégique et de la Commission F1 plus tard ce mois-ci montrera si ce plan est accepté et entre en vigueur. Il y a eu quelques espoirs, au départ, qu'une réduction drastique des coûts pourrait entrer en jeu en 2017, ou alors un moteur indépendant serait mis en œuvre.

S'exprimant sur la situation, le directeur exécutif de Mercedes, Toto Wolff, a déclaré : "Il reste deux semaines avant notre ultime réunion de la Commission et du Groupe Stratégique afin d'arriver à un règlement. Sur le front des moteurs, nous y sommes presque. Nous avons un accord qui doit être ratifié par les parties prenantes, mais il y a beaucoup d'avantages pour la plupart des équipes dans cet accord. Donc j'espère qu'ils seront conclus."

Le président de Ferrari, Sergio Marchionne, a dit que le coût de développement de l'unité de puissance actuelle a maintenant été stabilisé et que produire des règles qui signifient que les actuels V6 seraient maintenus aiderait à réduire les dépenses.

"Disons que, pour le moment, nous avons stabilisé", a-t-il déclaré. "Maintenant, la prochaine étape sera de commencer à réduire les coûts. Si nous ne pouvons pas réinventer un nouveau moteur chaque saison, nous serons capables d'abaisser leur budget."

Contre Red Bull

Même si les motoristes croient que l'idée est bonne, tout le monde n'en est pas convaincu. Red Bull, qui a été en faveur du moteur indépendant, a indiqué qu'il n'y a aucune preuve qu'un changement de règles permettra d'atteindre le critère posé initialement par la FIA.

"Je pense que, pour moi, Jean Todt a fixé un critère de quatre éléments que Toto Wolff, représentant les motoristes, était chargé d'accomplir", explique Christian Horner. "Les quatre choses étaient une réduction du prix à 12 millions d'euros pour l'année prochaine, la disponibilité de ces moteurs à la fourniture, la convergence de la puissance à plus ou moins 2% et le problème du bruit."

"Donc je pense que ça va être une discussion intéressante lors des prochaines réunions du Groupe Stratégique et de la Commission F1 quant à ce que les prochaines étapes de la FIA et des promoteurs seront par rapport à cela."

"Je pense qu'ils doivent décider ce qu'ils veulent. Ils ont clairement indiqué précédemment que le moteur indépendant était sur la table, il a été retiré sur la base de ces choses qui ont été offertes. Si elles ne sont pas disponibles actuellement, que les prix ne vont pas baisser, que la convergence ne va pas arriver, et que la fourniture ne va pas être restreinte, alors le critère n'a pas été rempli."

Quand il lui est demandé s'il croit que cela signifie que le moteur indépendant sera de retour sur la table, il déclare : "Oui. Car comment, autrement, allez-vous composer avec le prix, le caractère abordable, la disponibilité et la convergence ? Il y a toujours un gros problème. La course est bonne actuellement mais nous avons toujours ce problème sous-jacent qui doit être réglé. Il est intéressant et ce n'est pas quelque chose qui va être réglé en une semaine."

partages
commentaires
La chronique de Felipe Massa : Comment j'ai résisté à Hamilton
Article précédent

La chronique de Felipe Massa : Comment j'ai résisté à Hamilton

Article suivant

Red Bull veut perturber le duel entre Mercedes et Ferrari

Red Bull veut perturber le duel entre Mercedes et Ferrari