La menace Michelin brandie devant Pirelli?

En Belgique, ce weekend, ce sont d’improbables rumeurs d’ouverture d’un appel d’offres auprès d’autres manufacturiers pneumatiques que Pirelli qui ont émergé en amont de la course de Spa-Francorchamps

En Belgique, ce weekend, ce sont d’improbables rumeurs d’ouverture d’un appel d’offres auprès d’autres manufacturiers pneumatiques que Pirelli qui ont émergé en amont de la course de Spa-Francorchamps.

Ainsi, non seulement Paul Hembery s’arrachait encore quelques cheveux en ne voyant pas la situation de Pirelli évoluer pour la saison prochaine, mais il restait également dans le flou concernant la mise en relation ou non entre les instances dirigeantes de la F1 et Michelin, que certains disent désormais intéressé par le fait de reprendre le flambeau.

Si un tel scénario de prise en considération d’un autre manufacturier à ce stade de la saison devait intervenir, Pirelli estime qu’il s’agirait là d’une plaisanterie de mauvais goût en raison des répercutions matérielles et logistiques importantes qu’aurait le choix d’un autre manufacturier non préparé pour une arrivée au début de la saison 2014. Pirelli pointe déjà le risque élevé et la situation absurde d’un renouvellement tardif du contrat actuel, et craint pour les conséquences que pourrait avoir un changement de manufacturier avec si peu de préparation avant la nouvelle saison sous l’ère Turbo 1.6L.

Pirelli dispose actuellement d’un contrat de fourniture signé en direct avec 10 des 11 équipes du plateau, mais ne dispose d’aucune confirmation de la FIA quant au fait que la marque fournira des pneus en F1 la saison prochaine. Pour les équipes, la situation est également très délicate, le développement et la conception des machines 2014 se devant de prendre une trajectoire technique orientée autour des pneus, que Pirelli ne peut pour l’instant développer qu’à l’aveuglette, sans garanties, et avec le risque d’investir de grosses sommes d’argent sans être sur la grille l’an prochain. Une situation intolérable pour Hembery.

Nous avons des contrats et l’on est en droit d’attendre qu’ils soient respectés”, annonce Hembery, amer, et espérant que la situation sera réglée au cours du prochain Conseil Mondial de la FIA, en septembre.

Très franchement, un appel d’offres en septembre, quand il faut courir en janvier, serait une blague. Il aurait fallu faire ça en septembre de l’an dernier. Tout le monde aurait l’air ridicule dans un tel scénario”.

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