La STR3 progresse de 0.35 sec

Dans une interview réalisée pour Eurosport, Giorgio Ascanelli, directeur technique de la Scuderia Toro Rosso, explique les avantages et les inconvénients de la nouvelle SRT3

Dans une interview réalisée pour Eurosport, Giorgio Ascanelli, directeur technique de la Scuderia Toro Rosso, explique les avantages et les inconvénients de la nouvelle SRT3.

Qu'espérez-vous en termes d'amélioration de performance de la STR3 par rapport à la STR2 ?


Giorgio Ascanelli : Je n'aime pas m'avancer sur des chiffres mais la STR3 est similaire à la Red Bull de début de saison. Elle devrait donc être à Monaco quelque chose comme 0.35 sec plus rapide que l'ancienne Toro Rosso.

Pourquoi cette voiture sera-t-elle identique à la Red Bull d'origine et non à la version actuelle ?


G.A. : D'abord, les deux voitures ne pourront jamais être identiques en raison de leurs moteurs différents (ndlr : Renault pour Red Bull, Ferrari pour Toro Rosso). La voiture est l'ancienne Red Bull (ndlr : de Melbourne) car nous n'avons pas été en mesure d'avoir les pièces voulues et les dernières évolutions aérodynamiques majeures pour ce week-end.

Est-ce que les différentes motorisations entre la Red Bull et la Toro Rosso compliquent les choses ?


G.A. : Le domaine dans lequel nous pouvons avoir des problèmes, et les derniers tests au Castellet l'ont montré, est l'installation du moteur, mais ça n'est pas du fait de Ferrari. Ça dépend de nous. Nos moteurs sont des V8 mais les similitudes s'arrêtent là ! L'environnement est complètement différent et, bien sûr, nous aurions aimé des tests plus longs avec tous les systèmes. Cependant, je suis content de ce que nous avons fait jusqu'à maintenant. Mais c'est certain, nous faisons un pas dans l'inconnu de ce point de vue car notre kilométrage en tests à été limité.

Est-ce de la témérité ou de la folie de courir avec la nouvelle voiture sur un circuit aussi unique que Monaco ?


G.A. : Je suis les deux à la fois comme chacun le sait ! Introduire une nouvelle auto à Monaco, spécialement quand la météo prévoit de la pluie, c'est prendre des risques sur la disponibilité de nos pièces de rechange. Néanmoins, des raisons nous ont poussés à apporter deux nouvelles voitures ici. Primo, reporter ses débuts d'une course aurait été se priver de roulage et d'expérience, et le processus d'apprentissage de la voiture en aurait souffert. Secondo, Monte Carlo aurait été un pas de trop pour la vieille voiture et les spécifications exigées par le circuit. Nous nous serions bien mal préparés à affronter ce rendez-vous avec la STR2B, qui est en fait la voiture de 2007 avec une boîte de vitesses, une carrosserie et des ailerons différents. Nous n'avions pas planifié de la faire courir ici. Cela aurait été se préparer d'une mauvaise façon.

A quel point sera-t-il difficile pour les ingénieurs et les mécaniciens de travailler avec la toute nouvelle voiture dans l'espace réduit de Monaco?


G.A. : Je ne pense que cela soit un problème pour les ingénieurs, mais ce sera plus dur pour les pilotes et les mécaniciens. Monaco est un endroit difficile pour travailler et même avec l'ancienne voiture, nous avons rencontré des problèmes à Istanbul pour gérer nos pit stops. Nous nous rendons simplement la vie plus difficile en apportant des roues différentes, des écrous et des pistolets pneumatiques différents, des embouts de pompe à essence différents et plein d'autres appareils qui requièrent la plus grande attention. En ce qui concerne la préparation de la voiture, je pense que nous sommes à un niveau raisonnable. Si Monaco a ses désavantages, il a aussi ses avantages car, par exemple, il n'y a pas de roulage le vendredi, ce qui signifie que nous pourrons vérifier entièrement la voiture et mieux se familiarité avec.

D'après une interview de Eurosport

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Type d'article Actualités