La valeur de Monza dépasse une simple question d'argent

Selon Monisha Kaltenborn, il est urgent que les dirigeants de la Formule 1 réalisent que conserver Monza au calendrier apportera bien plus de valeur à la discipline que l’argent supplémentaire réclamé pour la survie de l’épreuve. 

L’avenir du Grand Prix d’Italie à Monza reste en suspens alors que Bernie Ecclestone n’entend pas céder quant à ses exigences financières pour renouveler le contrat. Plusieurs acteurs de la F1 appellent désormais à ce que l’épreuve soit sauvée. 

Après l’arrivée de la course dimanche dernier, Sebastian Vettel a fait part de son émotion, alors qu’il venait de décrocher un podium pour Ferrari devant les Tifosi : "Si nous retirons [Monza] du calendrier pour de merdiques raisons d’argent, cela déchirera nos cœurs."

L’obsession de l’argent

Kaltenborn croit que la F1 doit comprendre que rechercher perpétuellement les profits maximums n’est pas nécessairement la bonne chose à faire. 

"La valeur n’est pas simplement quelque chose de financier et c’est pourquoi ce besoin d’avoir toujours plus d’argent doit cesser", explique la directrice de Sauber à Motorsport.com. "Tout est dicté par l’argent et nous disons cela depuis longtemps. Aujourd’hui c’est Monza et pour moi c’est juste une question de temps avant que ce soit Monaco. Et ensuite?"

"Tout le monde dit vouloir une course historique, tout le monde veut Monaco. Mais l’Allemagne a disparu, on entend que Monza a du mal, que Spa a du mal. Et pour Monaco nous savons quelle est la situation. Cela doit cesser, cela doit vraiment cesser."

Plus tôt cette année, à l’occasion du Sondage mondial du GPDA, les fans de F1 ont clairement affirmé qu’il était important de conserver des courses historiques. Interrogés sur les Grands Prix essentiels pour la F1, ils ont placé Monaco (75%) devant l’Italie (71%), la Grande-Bretagne (68%), la Belgique (66%) et l’Allemagne (65%). 

Le dilemme d’Ecclestone

Le Team Principal de Red Bull Racing, Christian Horner, espère que Monza restera au calendrier mais pense qu’il y a un danger si les organisateurs italiens obtiennent un contrat moins onéreux. Cela pourrait alors mener à une chute des frais d’organisation des Grands Prix pour les autres promoteurs. 

"Bernie est le négociateur le plus rude du paddock, c’est pour cela qu’il a fait un si bon travail pour la F1", insiste-t-il. "Le problème s’il baisse la limite pour un circuit, c’est qu’ensuite j’imagine qu’il devra ouvrir la porte à d’autres. Donc il doit maintenir sa position."

"Comme nous le savons tous avec Bernie, il ne plaisante pas avec les menaces. Il ne menace pas à moins que cela ne puisse se réaliser. Espérons qu’une solution pourra être trouvée pour que le Grand Prix d’Italie reste au calendrier dans les années à venir."

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Séries Formule 1
Équipes Sauber
Type d'article Actualités
Tags calendrier, ecclestone, monza