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Pour Laffite, les Français vont finir par gagner en F1

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Pour Laffite, les Français vont finir par gagner en F1
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6 juil. 2019 à 11:08

Cela fait déjà 23 ans qu'aucun pilote français n'a remporté un Grand Prix de Formule 1, depuis la victoire d'Olivier Panis à Monaco en 1996, mais selon Jacques Laffite, cela ne va pas durer.

Avec six victoires en Grand Prix et 32 podiums à son actif, Jacques Laffite est emblématique de l'âge d'or des pilotes français en Formule 1. De son premier succès en 1977 à sa retraite en 1986, les tricolores ont remporté 45 victoires dans l'élite, plus que toute autre nation, avec les nombreux succès d'Alain Prost, mais aussi de René Arnoux, Patrick Tambay, Didier Pironi, Jean-Pierre Jabouille et Patrick Depailler. De 1979 à 1986, les représentants de l'Hexagone sont même montés sur le podium à 112 reprises.

Voilà qui contraste grandement avec la situation actuelle. Après une légère pénurie lors des années 2010, de nombreux talents français ont eu l'opportunité de courir en Formule 1 lors de la dernière décennie, du Champion de Formule E Jean-Éric Vergne au regretté Jules Bianchi, en passant par Pierre Gasly, Esteban Ocon et Romain Grosjean. Ce dernier est le seul tricolore à être monté sur le podium au XXIe siècle, et la victoire leur échappe encore – même si Gasly a désormais le matériel pour s'en rapprocher, ayant rejoint Red Bull Racing en 2019.

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S'exprimant auprès de Motorsport.com au Grand Prix de France Historique, où il était à l'honneur, Jacques Laffite a comparé les deux générations : "Je crois que l'on avait un peu plus de maturité, ou en tout cas de charisme, que les pilotes d'aujourd'hui. Ce n'est pas leur faute : la F1 a changé, elle a évolué. Tous les gosses ont des tablettes, des téléphones portables, ils ont tout ce qu'ils veulent toute la journée."

"Nous, c'était un peu différent : on avait un contact avec le public qui était beaucoup plus fort. C'est une époque où les gens qui ont aujourd'hui 50 ans avaient 20 ans ou 18 ans, donc ils nous ont regardés, ils sont restés fidèles. Surtout, on a vu une génération qui gagnait des Grands Prix, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Ils vont y arriver, parce qu'on a des très bons pilotes. Gasly, [Charles] Leclerc qui n'est pas français mais pas loin [monégasque, ndlr], le petit Ocon qui est magnifique – et Grosjean de temps en temps, quand il peut aller vite, il va vite."

Jacques Laffite au micro de Bruno Vandestick
Yannick Dalmas

Était également présent à Magny-Cours pour le Grand Prix de France Historique Yannick Dalmas, 24 départs en Grand Prix et surtout quatre victoires aux 24 Heures du Mans. Le natif du Var apprécie tout particulièrement cet événement qui permet de se replonger dans le passé.

"Le public peut se rendre compte de l'évolution entre les années 1970 et aujourd'hui", a-t-il souligné à notre micro. "Il n'y a qu'à voir la position des pilotes : les jambes étaient vraiment avant l'axe des roues. C'est quand même dangereux. Aujourd'hui, vous avez un volant multifonction avec des palettes au volant, qui ne vous autorise plus à faire des sous-régimes. Alors qu'à l'époque, aussi bien pour monter les rapports que pour les descendre, on utilisait l'embrayage, on faisait du pointe-pointe, toutes ces choses-là. On le constate depuis les tribunes, depuis le bord de piste."

De nos jours, la gestion de la mécanique que requièrent les Formule 1 modernes fait l'objet de nombreuses critiques, mais Dalmas ne manque pas de rappeler que cet aspect de la course a toujours fait partie du sport automobile.

"À cette époque-là, il y avait quand même des pilotes d'instinct. Néanmoins, celui qui ménageait sa machine tout en allant vite passait le drapeau à damier. Ce n'est pas la même génération, c'est toujours la même chose : si vous ménagez votre monture, vous allez aller loin. Aujourd'hui, c'est vrai que les voitures sont très compliquées dans la mesure où il y a l'hybridation. Ce qui est bien, c'est de pouvoir faire voir au public la différence."

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