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Laisser passer Verstappen était "une erreur", reconnaît Lawson

Après l'épisode de la consigne de Racing Bulls demandant à Liam Lawson de laisser Max Verstappen passer lors du Grand Prix de Miami, le Néo-Zélandais a expliqué à Montréal que son écurie et lui avaient commis "une erreur" en agissant ainsi.

Max Verstappen, Red Bull Racing, Liam Lawson, Racing Bulls

Photo de : CHARLY TRIBALLEAU / AFP via Getty Images

Il y a un peu plus de deux semaines, la course du Grand Prix de Miami 2026 de Formule 1 avait été marquée par un épisode étonnant qui avait vu Racing Bulls (écurie propriété de Red Bull) intimer l'ordre à Liam Lawson de laisser passer Max Verstappen, pilote Red Bull Racing, suite à un incident pourtant clair.

Pour rappel, alors qu'il tentait de remonter rapidement le peloton après son tête-à-queue du départ, le Néerlandais s'est attaqué à Lawson au virage 11 du premier tour. Ce faisant, le quadruple champion du monde a forcé l'intérieur et terminé sa tentative hors piste, même si la Racing Bulls a finalement réussi à conserver la position après avoir été poussée dehors. Dès le tour suivant, la consigne intervenait et Lawson s'écartait.

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Bien qu'elle n'ait pas déclenché de polémique particulièrement forte, en partie parce que le message radio en question n'a pas été diffusé en direct et que la séquence a eu lieu en début d'épreuve, cette situation n'a pas été sans interroger sur la façon dont l'écurie junior de Red Bull avait offert une position à Verstappen, alors même que ce dernier paraissait clairement en tort dans leur duel.

D'autant plus que le contexte, face à certaines déclarations et actions du clan McLaren à propos de la possible prise de participation de Mercedes dans Alpine, est au questionnement sur la notion de conflits d'intérêts en F1. Depuis 20 ans, l'entreprise Red Bull possède deux écuries à part entière et le cas Lawson-Verstappen de Miami n'est pas le premier épisode qui soulève de gros doutes de manipulation sportive.

Interrogé sur le sujet dans le paddock de Montréal ce jeudi, Liam Lawson n'a en tout cas pas tourné autour du pot : "Nous avons commis une erreur. Nous n'aurions pas dû faire ça. D'autant plus que cette manœuvre était en réalité la faute de Max. Je pense que, d'après l'analyse faite par l'équipe, nous n'avons tout simplement pas bien examiné la situation."

Lawson défend Racing Bulls

Max Verstappen, quelques secondes après que Liam Lawson l'a laissé passer.

Max Verstappen, quelques secondes après que Liam Lawson l'a laissé passer.

Photo de: Clive Mason / Getty Images

Toutefois, le pilote au numéro 30 estime qu'il y avait des circonstances atténuantes : "Mais on dispose de très peu de temps pour prendre une décision et je pense que c'est pour cela qu'on peut se tromper. Et je crois que c'est ce qui nous est arrivé. [...] Si c'était à refaire, nous n'aurions pas agi de la même manière."

Pour rappel, la politique de la direction de course sur ce sujet - depuis quelques années - est de laisser aux écuries le choix de rendre ou pas une position si elles estiment que cela est nécessaire. Il n'y a toutefois, a priori, pas particulièrement de critère d'urgence à le faire si cela est fait dans un délai raisonnable. À Miami, le tour faisant plus de 90 secondes, l'on peut estimer que Racing Bulls n'a donc pas pris plus d'une minute et 30 secondes pour se décider.

Quand il est souligné que, dans sa récente lettre à la FIA sur la question des conflits d'intérêts, Zak Brown, le PDG de McLaren, avait justement pris l'exemple de Miami comme preuve des risques de faire perdurer de telles situations, Lawson a battu en brèche l'idée d'une collusion. Non sans retrancher une partie de son argumentaire derrière l'idée qu'il n'y avait de toute façon rien d'illicite à agir comme son écurie l'a fait.

"Nous respectons les règles en tout point. C'est ce qui importe le plus. Nous n'enfreignons aucune règle dans ce genre de cas. Et si cet incident avait été étudié face à n'importe quelle autre voiture, la décision [de rendre la place] aurait été exactement la même. Il s'agit donc simplement d'une erreur de notre part."

Avec Oleg Karpov

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