Le crowdfunding en F1 : Fortunes diverses

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Le crowdfunding en F1 : Fortunes diverses
7 déc. 2014 à 14:00

En fin de saison, l'équipe Caterham, aux abois financièrement, a lancé une opération de crowdfunding - un financement participatif - auprès des fans afin de prendre part au dernier Grand Prix de l'année à Abu Dhabi

En fin de saison, l'équipe Caterham, aux abois financièrement, a lancé une opération de crowdfunding - un financement participatif - auprès des fans afin de prendre part au dernier Grand Prix de l'année à Abu Dhabi. L'ex-équipe Lotus est parvenue à réunir trois millions d'euros tandis que Bernie Ecclestone réglait de son côté les frais de transport.

Cette manœuvre n'a pas été du goût de tous : Gerard Lopez et Christian Horner ne s'en sont pas cachés et ont considéré cet appel aux dons plus dommageable qu'autre chose en matière d'image renvoyée. Pour eux, les fans ne devraient pas payer pour une équipe.

Pourtant, cette démarche s'est déjà vue par le passé, mais pour les pilotes. En effet, Kamui Kobayashi a fait appel à la solidarité de ses fans pour lui financer un baquet de F1 en 2013 suite à la décision de Sauber de lui préférer les millions d'Esteban Gutierrez. Cet appel lui servira douze mois plus tard au moment de signer pour... Caterham.

Un autre Japonais avait agi de la sorte deux décennies plus tôt : Naoki Hattori s'était vu offrir la possibilité de conduire une Coloni à condition de mettre la main au portefeuille. Hattori ouvrit donc une souscription nationale avec en contrepartie, l'opportunité de voir son nom affiché sur la monoplace. Laquelle était sponsorisée par une marque de planches de WC et n'allait de toute façon pas dépasser le stade de la pré-qualification...

Plus près de nous, le Hongrois Zsolt Baumgartner est également passé par-là. A l'origine soutenu par une compagnie pétrolière locale, il vit le montant du chèque prévu baisser de quelques millions au moment de signer pour Minardi en 2004 : son sponsor pensait qu'il allait continuer à piloter pour Jordan après son intérim fin 2003. Sa situation toucha de près ses compatriotes - il était le premier Hongrois à piloter au plus haut niveau - qui se chargèrent de régler l'ardoise pour lui. Baumgartner conserva ainsi son volant et se paya le luxe de marquer un point à Indianapolis en finissant huitième... et dernier.

Un an auparavant, Justin Wilson avait choisi une voie quelque peu différente. Il ne s'agissait pas précisément de dons mais d'achats de parts... de lui-même ! Sous les conseils de son manager Jonathan Palmer (pilote de F1 de 1985 à 1989 et ancien promoteur de la Formule 2), le champion 2001 de F3000 se cota en bourse afin de financer son volant chez Minardi en 2003. Les éventuels acheteurs se verraient remboursés par les bénéfices engendrés après coup.

Hélas pour lui, sa carrière ne prit jamais son envol en F1. Malgré quelques performances encourageantes face à l'expérimenté Jos Verstappen, il resta dans l'ombre de Mark Webber. Il s'expatria aux Etats-Unis, en Champ Car puis en IndyCar où il s'est déjà imposé à trois reprises.

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