Le GP de Turquie sera le d?but du dernier tiers de la saison

Il est très probable que la 12ème épreuve du championnat se déroule dans des conditions caniculaires sur ce circuit encore relativement récent au calendrier

Il est très probable que la 12ème épreuve du championnat se déroule dans des conditions caniculaires sur ce circuit encore relativement récent au calendrier. C’est un tracé que les pilotes apprécient généralement avec une combinaison intéressante de virages lents, longues lignes droites et ce virage numéro 8 qui est sans doute parmi les plus difficiles de la saison.

Châssis
Le circuit d’Istanbul Park et ses 14 virages est typiquement ce que l’on appelle un circuit de la nouvelle génération comme Shanghai ou Bahreïn. Il comporte de très longues lignes droites ce qui fait de la vitesse de pointe un facteur critique de performance dans la mise au point de la monoplace. Les équipes utilisent généralement des appuis plus importants que ce à quoi on pourrait s’attendre afin de gagner en efficacité dans les virages à moyenne et haute vitesse mais la longue ligne droite après le virage numéro 10 les poussent généralement à réduire les appuis embarqués pour permettre aux pilotes d’avoir une bonne vitesse de pointe et être ainsi en mesure de défendre leur position ou au contraire de dépasser des voitures concurrentes.

Le circuit est encore très récent et donc en bon état. La surface du circuit est lisse et les vibreurs relativement peu agressifs. Les ingénieurs ont ainsi la possibilité d’opter pour des suspensions dures et pour une hauteur de caisse relativement basse afin d’optimiser les performances aérodynamiques de la voiture, d’avoir une voiture réactive dans les changements de direction et une bonne stabilité dans les virages à haute vitesse. La seule exception reste le virage numéro 8 où quelques bosses peuvent venir perturber la stabilité de la voiture et causer un léger sur virage. Généralement, les pilotes ajustent leur trajectoire afin d’éviter ces bosses plutôt que de choisir de compromettre le set up de leur voiture pour un seul virage.

Le circuit n’est pas particulièrement exigeant pour le système de freins mais le freinage au virage numéro 12 reste néanmoins un point critique puisqu’il s’agit de la principale opportunité de dépassement du tour. Les pilotes doivent être capables d’attaquer cette portion en pleine confiance lorsqu’ils sont roues contre roues avec un concurrent. De plus, ce virage est déterminant pour faire un bon chrono.

Istanbul est aussi exigeant pour les pneumatiques que Silverstone et Bridgestone mettra donc à disposition des équipes la même combinaison médiums – durs que lors de l’épreuve britannique. Les équipes porteront une attention toute particulière aux pneus avants, l’avant droit notamment, car ils sont soumis à rude épreuve dans le virage numéro 8.

Moteur
Comme la plupart des nouveaux circuits, Istanbul représente un défi important et varié pour le moteur. Avec plus de 67% du tour à pleine charge, ce qui est plus élevé que la moyenne de la saison, le circuit d’Istanbul Park compte également une longue ligne droite de plus de 16 secondes à pleine puissance, entre les virages 10 et 12. Le moteur devra se montrer souple, plein dès le bas régime jusqu’à la limite règlementaire des 19 000 tours/min afin de ne pas perturber l’équilibre de la voiture notamment dans le fameux virage numéro 8.

Il sera aussi essentiel de bien surveiller le refroidissement de la voiture et donc du moteur mais à ce stade de la saison, cela n’inquiète pas particulièrement les ingénieurs qui maîtrisent désormais bien le RS27 et son comportement. Ce circuit ne compte pas de longues périodes à basse vitesse susceptibles d’augmenter la température du moteur et les longues lignes droites devraient permettre un bon refroidissement.

Source : ING Renault F1

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités