La SF-25 n'est pas (encore) la pire Ferrari pilotée par Leclerc
Charles Leclerc a hâte d'en finir avec la Ferrari SF-25, mais il se garde bien de porter sur elle un jugement définitif avant de savoir ce que la prochaine monoplace de Maranello lui réserve.
Photo de : Zak Mauger / LAT Images via Getty Images
Charles Leclerc a dominé une 19e et dernière fois cette année Lewis Hamilton en qualifications, samedi à Abu Dhabi. Un exercice du tour rapide dans lequel il a continué d'exceller, parvenant parfois à tirer plus de sa Ferrari que ce qu'elle pouvait probablement lui offrir.
Sur le tracé de Yas Marina, c'est le choix de réglages "extrêmes", rendant la SF-25 très risquée à piloter, qui a payé. Alors que se profile une campagne sans la moindre victoire et ponctuée à ce stade de sept podiums, le pilote monégasque confiait un petit soulagement d'en finir avec cette monture, sans toutefois s'emballer trop prématurément sur ce qu'il aura entre les mains en 2026, à la faveur du grand tournant réglementaire amorcé par la F1.
"Je ne veux pas la décrire comme la pire, mais c'en est une très difficile à piloter, c'est certain", a-t-il dit de la Ferrari SF-25 à la veille de son dernier Grand Prix à son volant.
"Je ne veux pas parler trop vite, je veux attendre les premières qualifications de l'année prochaine avant de faire de grandes déclarations. Mais disons que nous avons sacrifié une partie de cette saison pour nous concentrer sur la voiture de l'année prochaine, et j'espère vraiment que l'on commencera 2026 du bon pied. Si c'est le cas, alors oui, je suis impatient d'y être."
Leclerc fait abstraction de la lutte pour le titre
Charles Leclerc fera sa course à Abu Dhabi.
Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
Ce dimanche, il reste encore une course à disputer pour Charles Leclerc avec cette Ferrari, qui ne permettra pas à la Scuderia de terminer mieux que quatrième du championnat constructeurs. Cinquième sur la grille, il sera aux premières loges d'une lutte à trois pour le titre devant lui, dont il a conscience mais pour laquelle il tente de ne pas trop calculer afin de se concentrer sur sa mission.
"Honnêtement, je n'ai même pas envie de connaître tous les scénarios, car c'est assez stressant d'être dans cette position, et dans ma tête il n'y aura rien de tout ça en prenant le départ de la course", promet-il. "La seule chose qui sera dans ma tête, c'est de savoir comment puis-je maximiser ma performance et le résultat de Ferrari."
"Si cela signifie tout faire, à ce moment précis, lorsqu'ils sont derrière, pour essayer de les ralentir, je le ferai. Si cela signifie ne pas me battre avec eux parce que, pour ma stratégie, il vaut mieux ne pas le faire, je ne me battrai pas, et toutes ces histoires de titre ne seront pas dans ma tête, parce que mon travail n'est pas de favoriser l'un ou l'autre."
Propos recueillis par Ronald Vording
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