Leclerc, septième : "C'est décevant, je n'imaginais pas cela"
Bien que la perte de performance de Ferrari lors des qualifications du Grand Prix d'Australie semble avoir été le résultat d'un choix stratégique, Charles Leclerc n'imaginait pas des résultats aussi "décevants" qu'une septième et une huitième place.
Photo de : Steven Tee / Motorsport Images
Alors qu'on les attendait en première ou deuxième ligne, voire en pole position, Ferrari s'est un peu pris les pieds dans le tapis ce samedi en qualifications. Qualifiée comme l'équipe à battre aux côtés de McLaren en ce week-end australien, notamment après ses résultats prometteurs en essais libres, c'est finalement dans le fond du top 10 que Charles Leclerc et Lewis Hamilton entameront leur course dimanche.
Un résultat qui ne ravit certainement pas le pilote monégasque, qui souligne que les choses auraient pu être différentes, bien que la SF-25 semblait très capricieuse, surtout en troisième phase de qualifications.
"Les septième et huitième place en qualifications sont bien plus mauvaises que le pire résultat que je pensais pouvoir obtenir", a-t-il déclaré au micro de Sky Sport Italia. "C'est décevant, je n'imaginais pas cela. Mais nous ne sommes qu'au début de la saison, nous devons travailler, la saison est longue. Nous n'avons pas besoin de faire des miracles, demain nous essaierons de prendre des points et, petit à petit, nous reviendrons devant. Je suis sûr que cette voiture a du potentiel, mais aujourd'hui nous étions hors de la fenêtre et cela s'est senti et vu."
"Je suis satisfait du premier tour que nous avons fait en Q3. Je ne le suis pas du dernier. La voiture a beaucoup changé entre la Q2 et la Q3. Je n'ai jamais retrouvé toutes mes sensations. Je ne suis pas satisfait, mais c'était très difficile de piloter cette voiture aujourd'hui. Espérons que cela ira mieux demain. Il y a tellement de points d'interrogation à propos de demain, nous verrons. Je ferai de mon mieux, comme toujours."
Leclerc a également laissé entendre que l'écart de performance des Ferrari entre le vendredi et le samedi s'explique par des changements de réglages en faveur de la course : "Depuis ce matin, la performance en général n'est pas la même qu'hier, je pense savoir d'où ça vient, mais il faut analyser les données. Nous avons fait ce qu'il fallait, nous devions perdre un peu de performance, même si c'est toujours un peu dur de faire ce choix, mais c'était la bonne chose à faire ce week-end, même si je n'entrerai pas dans les détails."
Charles Leclerc (Ferrari).
Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images
Frédéric Vasseur, le directeur de Ferrari, est lui aussi un peu sonné par ces résultats décevants. Conscient que les choses auraient pu mieux être gérées dans le garage de la Scuderia, le patron français ne désespère pas pour dimanche. L'équipe italienne a en effet eu de très bons longs relais lors des essais libres, aussi bons que ceux de McLaren, bien qu'ils aient été effectués avant modification de la monoplace.
"Nous ne nous attendions pas à ce genre de départ, honnêtement", a-t-il déclaré. "Pour l'instant, nous ne sommes pas phénoménaux, mais nous avons eu un bon rythme tout au long du week-end. Ce n'est pas la fin de la saison, ce n'est que la première qualification, et demain la course sera une autre histoire. Mais il est vrai que par rapport au rythme affiché hier et ce matin, je pense que nous n'avons pas fait une bonne qualification cet après-midi."
"Il est clair qu'une équipe qui part de la septième et huitième place préfère avoir une course chaotique, et la pluie est une bonne option dans ce sens. Mais je ne suis pas désespéré, je pense que même dans des conditions sèches, nous pouvons revenir et nous battre. Parce que le rythme sur la longue distance a été bon et cela signifie que nous pouvons remonter."
Bien que l'écart entre le temps de Leclerc et celui de Norris soit de plus d'une demie seconde, Vasseur tient à rappeler que cela viendrait surtout du fait que Leclerc n'a pas terminé sa dernière tentative.
"Dans l'ensemble, nous n'avons pas fait du bon travail en Q3. Ce n'était pas notre point fort. Nous avons un écart important avec McLaren, surtout dans le troisième secteur, mais aussi, au moins en partie, avec Verstappen. Je pense que ce tableau est sévère pour nous. Les sept dixièmes d'écart que nous avons avec McLaren sont dus au fait que nous n'avons pas terminé le dernier tour de Q3. En Q1 et Q2, nous étions toujours à un dixième et trois dixièmes, donc l'écart que nous avons avec eux n'est pas de sept dixièmes."
VIDÉO - RÉSUMÉ : Les meilleurs moments des qualifs du GP d'Australie
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