Leclerc : "La huitième place serait un exploit" pour Sauber

Sauber a déjà marqué davantage de points en 2018 que lors des deux saisons précédentes réunies. Charles Leclerc rêve de mener l'écurie suisse à une huitième place qui égalerait son meilleur résultat depuis 2013.

Deux points en 2016, cinq en 2017. Sauber a connu des temps difficiles ces dernières années. L'équipe helvétique semble toutefois être sur une pente ascendante suite à son rachat par Longbow Finance à l'été 2016, la nomination de Frédéric Vasseur au poste de directeur d'équipe en juillet dernier et un étroit partenariat avec Alfa Romeo qui a débuté cette saison.

Les Sauber ne sont plus les lanternes rouges du peloton, laissant généralement ce privilège à Williams. Charles Leclerc est même parvenu à signer une remarquable sixième place à Bakou, enchaînant avec une deuxième entrée dans les points en Espagne, ce qui permet à Sauber d'occuper la neuvième place du championnat... à seulement huit longueurs de Haas, sept de Force India et deux de Toro Rosso. Se pourrait-il que Sauber se hisse dans le top 8 au général sur l'ensemble de la saison ?

"C’est difficile à dire pour l’instant", répond Leclerc pour Motorsport.com. "On a grandi très rapidement pendant ces cinq premières courses, maintenant il faudra voir comment ça se passe dans les prochaines."

"Bien sûr, je le souhaite et je ferai tout pour. Déjà, une neuvième place serait incroyable après les deux dernières années qui ont été très compliquées pour Sauber, on a vraiment fait un pas en avant pour cette année. On va essayer de se battre pour encore s’améliorer et peut-être avoir la huitième place au championnat, ce serait un exploit."

Encore beaucoup à apprendre

Les débuts de Leclerc dans l'élite ont été compliqués, avec plusieurs tête-à-queue en essais hivernaux comme lors des premiers Grands Prix. Alors qu'il paraissait dominé par son coéquipier Marcus Ericsson, le Monégasque a redressé la barre et est désormais plus compétitif.

Lorsque nous lui demandons si la Formule 1 s'avère plus ou moins difficile que ce à quoi il s'attendait, le Champion F2 en titre répond : "Honnêtement, je m’attendais plus ou moins à ça. Les deux premières courses ont été très compliquées, mais je savais que ça allait l'être, et je m’attendais un peu aussi aux critiques qu’on m’a faites en début d’année."

"C’est vrai qu’il y avait beaucoup de gens qui attendaient énormément de moi en étant Champion de Formule 2, mais je suis aussi très réaliste et très honnête avec moi-même. Je savais qu’en début de saison, ça n’allait pas être simple. Il y avait énormément de choses que je devais apprendre, où je n’étais pas encore assez bon."

"Tout ce qui était procédures, tout ce qui était réglages qu’on peut changer de virage en virage en Formule 1, ça donne beaucoup de performance et je n’étais pas assez au point sur ça. Avec l’expérience et les tours en plus, c’est arrivé. Maintenant, je suis plutôt satisfait des résultats des deux dernières courses. Il y a encore énormément à apprendre, mais je suis satisfait."

Leclerc a par ailleurs dû adapter son style de pilotage, car celui dont il avait pris l'habitude en formules de promotion, où il a été titré en GP3 comme en Formule 2, était trop survireur.

"Pendant les trois premiers Grands Prix, c’était encore un petit peu compliqué, parce que j’avais encore des réflexes de la Formule 2. Mais là, depuis Bakou, je pense qu’on a vraiment fait un pas en avant, même sur l’approche des réglages de la voiture et du week-end, j’ai beaucoup changé", conclut le pilote Sauber.

Propos recueillis par Antoine Chênerie

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