Leclerc et Zhou ont roulé sur une piste artificiellement mouillée à Fiorano
Pirelli a réalisé deux journées d'essais sur piste humide à Fiorano, avec la contribution de Ferrari et deux de ses pilotes.
Photo de: Pirelli
Pirelli poursuivait cette semaine son travail sur les pneus de la saison 2026, menant la dernière séance d'essais consacrée aux enveloppes pour piste humide. Pendant deux jours, le manufacturier unique de la Formule 1 a mis Ferrari à contribution, à l'occasion de tests qui se sont déroulés sur le circuit de Fiorano. L'objectif était de comparer plusieurs prototypes, aussi bien au niveau de la construction que des composés.
Les pneus testés jeudi et vendredi en Italie étaient montés sur une Ferrari SF-25 modifiée pour s'accommoder des futures dimensions. Quant au roulage, il s'est fait sur une piste artificiellement détrempée, grâce au système d'irrigation dont est équipé la piste privée de la Scuderia, longue de 2,976 km. Les conditions étaient probablement loin d'être optimales puisque le mercure dépassait allègrement les 30°C.
L'essayeur et réserviste de l'écurie italienne, Zhou Guanyu, était au volant lors de la première journée. Le pilote chinois a parcouru un total de 159 tours, signant son meilleur chrono en 59"820 avec des pneus slicks lors des tours préparatoires qui ont précédé l'arrosage de la piste. Une fois cette dernière humide, le meilleur temps a été réalisé en 1'07"400 avec des pneus intermédiaires.
Pour la deuxième journée, c'est Charles Leclerc qui a été sollicité par Pirelli et Ferrari. Le Monégasque a bouclé 110 tours, le plus rapide en 59"210 avec les slicks, avant de basculer sur le programme pluie et de tourner en 1'06"180 avec les pneus intermédiaires.
Charles Leclerc lors des essais à Fiorano.
Photo de: Pirelli
"Tout d'abord, je tiens à remercier Ferrari pour son accueil, son soutien technique ainsi que pour l'implication de ses pilotes", a commenté Mario Isola, directeur de Pirelli Motorsport. "Ces deux journées d'essais ont été très utiles, car elles nous ont permis de finaliser le développement en piste des pneus intermédiaires et pluie pour l'année prochaine."
"Nous allons maintenant analyser toutes les données avec attention afin d'arrêter les solutions définitives. Travailler sur le développement de pneus pluie n'est jamais simple, car il est difficile de reproduire de manière constante les conditions de piste, et la température joue également un rôle important. C'est d'autant plus vrai cette année, puisque les monoplaces 'mulets' ne peuvent évidemment pas reproduire totalement les charges et les comportements attendus avec les voitures conçues selon le nouveau règlement 2026."
"Nous avons dû tirer le meilleur parti de la situation, et je pense que nous avons obtenu des résultats intéressants, qui nous permettront, dès l'an prochain, de proposer aux équipes un produit amélioré, tant sur le plan des performances que de la fenêtre d'exploitation, par rapport aux pneus actuels."
Si les essais pluie pour 2026 sont désormais terminés, Pirelli n'en a pas encore fini avec les tests pour l'an prochain puisque de nouveaux essais auront lieu le mois prochain à Silverstone, dans la foulée du Grand Prix de Grande-Bretagne.
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