Quand la légende Murray Walker revenait sur sa carrière

Le journaliste Murray Walker, commentateur de la Formule 1 outre-Manche de 1976 à 2001, nous a quittés ce samedi. Pour nos amis britanniques, par son enthousiasme, sa passion et sa candeur, il était la voix de la F1 et une véritable légende. Revivons son entretien avec notre confrère Maurice Hamilton pour GP Racing en 2013, pleine d'anecdotes marquantes sur la catégorie reine du sport automobile.

Quand la légende Murray Walker revenait sur sa carrière
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Maurice Hamilton : Murray, je pense que tu as pris ta retraite au bon moment, car la période où Schumacher dominait était la plus ennuyeuse que j'aie connue. Si difficile à commenter. J'avais vraiment des difficultés.

Murray Walker : J'ai eu de la chance, c'est James Allen qui a dû la commenter. J'ai commenté en 2000 et en 2001, mais James a eu les trois années suivantes avec encore plus d'intensité que moi ; cela a dû être très dur.

MH : Bien sûr, les choses ont beaucoup changé. Les commentateurs ont tellement d'informations à leur disposition désormais !

MW : Si je sors les cassettes, ce que je ne fais pas très souvent, mon commentaire paraît très guindé et répétitif parce que – et je ne dis pas ça par vantardise – je faisais les interviews, je faisais le commentaire, je prenais les chronos, Mike Doodson tenait le classement à jour en écrivant les numéros sur un papier au fur et à mesure que les voitures passaient. Il n'y avait aucune information à l'écran. On passait son temps à dire qui était quatrième, cinquième et sixième. Maintenant, avec tant d'infos à l'écran, le téléspectateur sait qui est dans le top 6.

MH : Le problème, c'est que le téléspectateur en sait autant – voire plus – que le commentateur. À votre époque, et à la mienne dans une moindre mesure, on pouvait bluffer…

MW : Oh oui, et on le faisait !

Murray Walker

MH : Tu te rappelles quand tu es sorti de ta retraite pour venir sur BBC Radio 5 Live avec moi en Allemagne en 2007 ?

MW : Oui. J'ai pris énormément de plaisir. Pas seulement parce que je revenais faire quelque chose que j'aimais, mais parce que c'était la radio, là où j'ai fait mes gammes. J'ai commenté le Grand Prix de Grande-Bretagne 1949 à la radio. C'était merveilleux de revenir à quelque chose qui consistait juste à parler, sans devoir faire le lien avec les images.

MH : Oui, à l'époque avant le Red Button [chaîne interactive de la BBC, ndlr], on pouvait contrôler ça complètement car, contrairement à maintenant, l'auditeur n'avait pas d'informations provenant d'autres sources. On pouvait brosser le tableau, mais même là, on était critiqué.

MW : Le public dans son ensemble est d'une intolérance gigantesque. Je lis souvent des critiques assez vicieuses adressées à quelqu'un et je me dis : "Je me demande ce que tu fais comme métier et à quel point tu es bon ? J'aimerais venir te voir travailler puis tweeter pour dire à quel point tu es incompétent."

MH : Il y a une histoire que je raconte sur ce commentaire que nous avons partagé. John Inverdale faisait le lien vers le programme depuis Carnoustie, où avait lieu l'Open britannique de golf…

MW : J'étais furieux. On nous avait dit que nous allions faire un commentaire continu. Quand je dis "nous", je ne parle pas que de moi, je parle de BBC Radio. Le programme de l'après-midi était contrôlé depuis Carnoustie, donc ils ne cessaient de se donner la priorité. Et cela m'irritait. Il faut prendre le rythme quand on commente, mais quand il faut écouter un gars qui brait en parlant de golf – je n'ai rien contre le golf, sauf quand il interrompt la F1. Désolé, je t'ai interrompu !

MH : Pas de problème. Bref, Inverdale nous sort cette introduction poétique sur la manière dont il n'aurait jamais cru avoir le privilège d'accueillir une icône du sport pour son retour à la radio, l'endroit où il a commencé il y a tant d'années et où la nation a commencé à l'adorer. Tout ça. Un superbe accueil.

J'attendais donc que tu dises "Eh bien, merci beaucoup, John. Ça fait très plaisir d'être de retour à la radio, c'est assez émouvant…", un discours de ce genre. Mais non. Dès qu'Inverdale a fini, il n'y pas eu le moindre "Bonjour" ou "Merci, John". Tu as crié : "La dixième manche du Championnat du monde de F1 2007 ! Les qualifications du Grand Prix d'Europe au Nürburgring COMMENCENT !" Ça ne rigole pas, Murray. On y va direct ! J'ai jeté un coup d'œil à Jason [Swales, producteur], et on a éclaté de rire.

MW : (rires) Les gens me demandaient : "Ça t'arrivait d'avoir le trac ?" Je répondais : "Non, je n'avais pas le trac. En revanche, je m'excitais, certainement." Ce sport est rapide, animé, haut en couleurs et dangereux ; notre tâche est de communiquer aux gens qui sont assis devant leur télévision – ou, en l'occurrence, qui écoutent leur radio – tous les détails de ce qui se passe au circuit. Et si l'on n'arrive pas à être excité par ce qui se passe, on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils le soient. C'était une passion pour moi et ça sortait vraiment du cœur.

MH : Je ne pense pas que quiconque en doute, Murray. Pourquoi as-tu arrêté de commenter ? Était-ce à cause des voyages ?

MW : C'est l'une des raisons. Au moins la moitié des courses impliquent un long voyage. J'avais 78 ans quand j'ai arrêté. J'aime penser que maintenant je pourrais faire le travail ou je pourrais faire les voyages – mais je sais que je ne pourrais pas faire les deux. Je n'ai simplement plus l'endurance pour ce faire. Tout travail en F1 est éprouvant, à la fois physiquement et mentalement. On travaille de longues heures sous la pression. Oui, cela procure un plaisir énorme et une satisfaction gigantesque, mais c'est aussi terriblement exigeant.

Murray Walker

MH : Quelle est l'autre raison ?

MW : Lors d'une course en 2000, j'ai commis une erreur atroce et impardonnable. Michael Schumacher était en pole et Rubens Barrichello vers la 12e place. La course a commencé et une Ferrari est sortie. Mon cerveau ne voulait pas me laisser accepter que ce soit Schumacher qui était sorti. J'ai dit que c'était Barrichello et j'en ai fait tout un fromage. Puis je me suis rendu compte que c'était Schumacher, et j'ai bluffé pour m'en sortir.

Le lendemain, il y avait un article vraiment odieux dans le Daily Mail : "Le vieil idiot doit s'en aller", ce genre de chose. Je me suis dit : "Je ne trouve pas ça juste, mais il y a une part de vérité. Je me suis trompé et je n'aurais pas dû me tromper."

J'étais avec ITV [chaîne de télévision, ndlr] à l'époque, et je suis allé voir Brian Barwick, le directeur des programmes sportifs, pour lui dire que je pensais qu'il était temps d'arrêter. Brian a répondu : "Eh bien, Murray, c'est ta vie, ta décision. Je ne vais pas te demander d'arrêter, mais si tu penses qu'il est temps pour toi d'arrêter, alors d'accord. Mais si tu prends ta retraite, donne-toi le temps, à chaque Grand Prix où tu vas, de penser que c'est la dernière fois que tu y seras. Et on va fêter ton départ en beauté." Et c'est ce qui s'est passé. En conséquence, 2001 a été une année absolument magique pour moi.

MH : Ça te manque ?

MW : L'autre jour, j'étais à un déjeuner pour le club de golf de ma femme, j'essayais de faire la conversation avec un gars très grognon à côté de qui j'étais assis. Je lui ai demandé : "Vous faites quoi dans la vie ?" Il a répondu : "Bah, je suis à la retraite." Il a dit qu'il avait été le président d'un comité majeur dans le domaine de l'agriculture ; ça paraissait être quelqu'un d'assez important. J'ai donc demandé : "Ça vous manque ?" Il a explosé : "Si ça me manque ? Bien sûr que ça me manque, bon sang !" Je me sens comme lui, mais j'espère être moins grognon. Comment se sentir autrement quand vous êtes soudain coupé de quelque chose qui est la pierre angulaire de votre vie ?

MH : Tu regardes encore les courses ?

MW : Oui. J'en regarde autant que possible. Est-ce que tu trouves la F1 aussi appréciable qu'auparavant, ou bien est-ce qu'on est nostalgiques ?

MH : Cette question est souvent posée. Ma réponse est que, comme tous les autres sports, la F1 a changé, et certains aspects sont meilleurs, d'autres sont pires. Personnellement, ayant traversé cette épouvantable période Schumacher à laquelle nous avons fait référence, j'adore la F1 actuelle et son imprévisibilité.

Michael Schumacher offre à Murray Walker une bouteille de champagne signé par tous les pilotes de la grille alors qu'il va commenté son dernier Grand Prix d'Angleterre

Michael Schumacher offre à Murray Walker une bouteille de champagne signée par tous les pilotes de la grille

MW : Oui, je pense que nous vivons un âge d'or. Mais ce qui me manque, c'est la camaraderie. On n'a pas l'opportunité de discuter avec les pilotes et avec tout le monde, car ils sont extrêmement occupés avec toutes les informations qu'ils doivent passer au crible.

MH : Du point de vue des médias, il y a deux manières de voir ça : les choses sont bien plus régulées maintenant, et chaque fois que l'on parle à un pilote, un garde du corps met un dictaphone sur la table. On n'a donc aucune chance d'avoir une info en off. En même temps, si on veut parler à Button ou à Webber par exemple, les attachés de presse disent : "Vous pouvez avoir dix minutes à 16h15 jeudi." On vient à 16h15 jeudi, et le pilote est là, comme promis.

Je dis ça parce que je me rappelle quand j'ai fait mes débuts de journaliste professionnel à l'époque de James Hunt, il n'y avait pas d'organisation et je me rappelle avoir passé des heures – vraiment des heures – assis devant le camion Texaco, sans rien en tirer car James avait oublié ou n'avait pas voulu s'emmerder parce qu'il était en train de draguer une femme.

MW : Une fois, j'ai passé quatre heures assis devant le motorhome Marlboro à Monaco en attendant Ayrton Senna. C'était l'époque où, comme tu le dis, on allait voir le pilote et on lui demandait si on pouvait faire une interview. Senna avait dit : "Oui, d'accord, après le débriefing." Je savais une fois qu'il avait dit ça qu'il le ferait.

C'était à l'apogée de la rivalité Senna/Prost, et après quatre heures, la porte du motorhome s'est ouverte et Prost est sorti. J'ai demandé : "Alain, bon dieu, mais de quoi avez-vous parlé pendant quatre heures ?" Alain a répondu [Walker imite un accent français, ndlr] : "Oh, ceci et cela. Mais tu sais, Murray, je n'aime pas être le premier à partir…" Et on savait pourquoi, parce que dès qu'Alain quittait la pièce, Ayrton disait : "Ok, mettez plus de pression dans mes pneus arrière et ajustez l'aileron avant."

MH : Tu dois avoir souvent discuté avec Senna.

MW : Je l'ai interviewé à la plupart des Grands Prix. Je me rappelle l'avoir fait le vendredi à Imola en 1994. L'hiver précédent, j'avais ressorti des cassettes de Formule 3 en 1983 lorsqu'Ayrton et Martin Brundle se battaient avec acharnement pour le championnat. Je me suis rendu compte que j'avais utilisé la prononciation correcte en l'appelant "Aïrton" mais que j'étais depuis devenu lors très négligent en l'appelant "Airton". Je me suis juré de rectifier ça en 1994 et j'ai utilisé "Aïrton" dans mon commentaire à la première course au Brésil. Je me suis pris une telle pluie de critiques de la part du public britannique que je me suis dit "Eh bien, c'est eux ou c'est lui – donc ça va être lui" et j'ai continué avec "Aïrton" à la deuxième course, au Japon.

Ayrton Senna, McLaren, qui à eu un crash dans le premier tour, est interviewé par Murray Walker, Commentateur pour la BBC.

Murray Walker en interview avec Ayrton Senna au Grand Prix de France 1992

Quand je l'ai retrouvé pour l'interviewer à la troisième course, à Imola, j'ai dit : "Alors, Airton, Schumacher vous a battu au Brésil, Schumacher vous a battu au Japon, vous avez 20 points de retard. Qu'en pensez-vous ?". Il a répondu : "Qu'est-ce qui est arrivé à Aïrton ?" J'ai fait : "Mais comment est-ce que tu sais ça ?" Et il a dit : "Oh, je me tiens au courant de ces choses-là, Murray" – encore une preuve du gars incroyable qu'il était.

MH : J'imagine que l'on te demande souvent si tu as une interview favorite, ou une personne préférée à interviewer ?

MW : Au Brésil, un matin des années 1980 où il faisait déjà dans les 38°C très tôt, j'ai fait une interview de 20 minutes avec Nigel Mansell. L'ingénieur de la BBC s'est rendu compte après coup qu'il avait oublié d'allumer le micro. J'ai donc dû retrouver Nigel et lui demander si ça le dérangerait de revenir dans la chaleur et de refaire l'interview. Il a fait quelques remarques, mais nous l'avons refaite. Et par la suite, chaque fois qu'il me voyait, j'avais droit à [il imite un accent des Midlands, ndlr] : "Tu as allumé le micro, Murray ?"

Je m'entendais vraiment bien avec Nigel. Il portait cette casquette Canon – il était payé très cher pour la porter. Quand je faisais des interviews, la BBC disait au caméraman de cadrer sur le visage de Nigel et pas sur la casquette. Bien sûr, Nigel n'est pas stupide. Au fur et à mesure de l'interview, il glissait progressivement sur son siège. À la fin, il était quasiment sous la table.

Murray Walker, Commentateur pour la BBC dans la Williams FW11zvec les pilotes Nelson Piquet et Nigel Mansell. Et le Propriétaire Frank Williams.

Murray Walker avec Frank Williams, Nelson Piquet, Nigel Mansell et toute l'écurie Williams en 1986

MH : Tu avais un bon rapport avec les pilotes ; tu te sens détendu quand tu fais des interviews avec eux ?

MW : Avec certains plus qu'avec d'autres. Les gens croient non seulement que toi et moi avons un accès illimité aux pilotes mais aussi que nous sommes amis avec eux, que nous partons en vacances ensemble, que nous nous invitons les uns chez les autres pour Noël. Mais il n'en est rien. C'est une relation professionnelle, et je m'entendais mieux avec les pilotes britanniques – surtout Nigel.

MH : Il faut poser les bonnes questions, n'est-ce pas ? Et ça dépend beaucoup de la situation au championnat.

MW : Tu as raison, et voici un bon exemple des deux. Je me rappelle avoir fait une interview avec Damon Hill vers la fin de l'année de son titre, et il était tendu comme la corde d'un violon. Il était confronté à Jacques Villeneuve, qui n'était pas mauvais du tout dans la bataille psychologique.

Murray Walker, Commentateur pour la BBC salue la foule. À ses côtés les pilotes Rothmans Williams Damon Hill et Jacques Villeneuve

Murray Walker, accompagné par les pilotes Williams, Jacques Villeneuve et Damon Hill, en 1996

Je crois que Damon passait six heures par jour à la salle de sport ; il avait les joues creuses. Quand nous nous sommes assis, j'ai dit : "Ça va ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette." Il a explosé : "Mais pourquoi tu dis ça ?" Il s'est levé, et il est parti, furieux. Je lui ai laissé le temps de se calmer avant d'aller le voir et de lui dire que j'avais manifestement dit quelque chose qui l'avait blessé mais que c'était involontaire et que j'étais désolé. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter car, juste avant que nous nous retrouvions, il avait été interviewé par un journaliste étranger qui lui avait demandé : "Que donneriez-vous pour retrouver votre père pendant une heure ?" Comment peut-on être aussi indélicat ?

MH : Par ailleurs, je me rappelle que tu as déjà conduit une F1.

MW : Oui, c'était quand Niki Lauda et John Watson faisaient équipe chez McLaren. J'étais à une réception et Ron Dennis m'a demandé si j'avais déjà conduit une F1. Quand j'ai répondu que non, il a dit qu'il allait prendre contact – et je croyais que je n'allais plus en entendre parler. Mais Ron n'est pas comme ça. On m'a appelé pour que je vienne à Silverstone. J'ai pris ma moto, et quand je suis arrivé, Ron m'a donné un sac en toile. Ce dernier contenait une combinaison de Niki Lauda et deux paires de bottines, une en 42 et une en 44 ; c'était typique de l'attention que prête Ron aux détails, dans la mesure où une de ces tailles allait forcément m'aller.

Ron m'a dit que j'allais prendre la piste à midi. Puis les gens ont commencé à dire qu'ils attendaient la pause déjeuner avec impatience. C'est alors que je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'une journée d'essais Goodyear, et que tous ces gens dont je disais du mal depuis des années allaient me regarder conduire une F1 pour la première fois !

Murray Walker, Commentateur pour la BBC, va tester une Mercedes F1 lors d'un test à Stuttgart

Murray Walker teste une Mercedes de F1 à Stuttgart

James Hunt était mon mentor et m'a dit qu'il y avait deux choses qu'il fallait que je sache : d'abord, je dois éviter de caler en quittant la voie des stands, et ensuite, en rentrant, je dois m'arrêter devant le bon garage. La première fois, je n'ai pas calé, mais la seconde oui, et inutile de dire que c'est celle que montre toujours la BBC. J'étais censé faire deux tours, mais j'étais tellement concentré à prendre la bonne trajectoire dans Copse que je n'ai pas vu le panneau avec la flèche. Je suis resté en piste pendant huit tours, je crois.

Quand je suis rentré, je me sentais relativement satisfait. J'ai levé les yeux, et Ken Tyrrell était debout devant moi. Et tu sais comment il pouvait être : le visage austère, les bras croisés, me fixant du regard. Je me suis dit : "Non ! Je me suis arrêté au stand Tyrrell !" Mais ce n'était pas le cas. Ken m'avait regardé tourner et il avait vu la flèche. Il est donc venu chez McLaren, et quand je me suis arrêté, il s'est penché vers le cockpit et a dit : "Quand on te dit de rentrer, tu rentres, bon sang ! Compris ?" Suivi de ce gloussement typique de Tyrrell.

James m'a dit : "Bien joué Murray. Tu as fait quelque chose que n'importe quel pilote de F1 rêverait de faire."

"Oh, vraiment, James ? De quoi s'agit-il ?"

"Tu as amélioré tes chronos de 30 secondes !"

MH : C'était ton adrénaline qui faisait effet. Murray, cette conversation a été merveilleuse. Nous pourrions discuter pendant des heures.

MW : Je n'en ai pas le moindre doute. C'était très agréable. Merci.

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