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Le premier "vrai" pilote Williams pour son fondateur fut Alan Jones

Le premier "vrai" pilote Williams pour son fondateur fut Alan Jones. Australien bourru, fort en gueule et d'une ténacité remarquable en piste, il servira par la suite de modèle pour Frank Williams et Patrick Head. Encore aujourd'hui, quand on demande aux deux têtes pensantes de l'équipe quel pilote Williams voudraient-ils retenir, le nom de Jones ressort en premier. Ce n'est pas un hasard que ce soit lui qui amena l'équipe pour la première fois en haut des classements pilote et constructeur.

Si le titre constructeur, cher à l'équipe, fut acquis un peu plus tôt lors du Grand Prix d'Italie à... Imola (ce fut la seule fois dans l'Histoire que Monza ne fut pas au calendrier), c'est à Montréal au Canada que Jones s'adjugea du titre pilote, au nez et à la barbe de Nelson Piquet et sa Brabham. Une rivalité réelle, mais plus polie que celle qui suivit quelques années plus tard avec Mansell..

Ce qui n'empêcha pas les deux pilotes de s'accrocher au départ ! Heureusement pour eux, la mêlée qui s'en suivit poussa les organisateurs à relancer la course pour un deuxième départ. Les deux repartirent sur leur voiture de réserve, ce qui coûta cher à Piquet qui vit sa Brabham le lâcher au vingt-quatrième tour alors qu'il menait la course.

Jones prit la relève avant que Didier Pironi sur sa Ligier ne lui emboîte le pas. Jones laissa le Français s'envoler : il avait anticipé le départ et allait écoper d'une minute de pénalité sur son temps de course, ce qui assurait Jones de la victoire, et donc du titre. Pour compléter le succès de l'équipe, Carlos Reutemann finit deuxième, offrant donc le doublé à son équipe. Un triomphe que Williams n'est pas prête d'oublier.

"Une victoire d'Alan Jones, le pilote Williams originel, nous offrant notre premier titre pilote après s'être assurés du titre constructeur quelques semaines plus tôt. Un jour mémorable pour toute l'équipe".

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