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Les plus belles courses de Mark Webber : Australie 2002

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Les plus belles courses de Mark Webber : Australie 2002

Mark Webber a connu une carrière en deux temps : la première faite de promesses et d'espoirs déçus, la seconde d'un rêve caressé mais hélas envolé puis pris en otage par un équipier surdoué encombrant

Mark Webber a connu une carrière en deux temps : la première faite de promesses et d'espoirs déçus, la seconde d'un rêve caressé mais hélas envolé puis pris en otage par un équipier surdoué encombrant. Comme David Coulthard, Rubens Barrichello ou Giancarlo Fisichella entre autres, il sera tombé sur plus fort que lui, mais aura connu une belle et longue carrière que beaucoup peuvent lui envier : 9 victoires, 13 pole positions, 19 meilleurs tours en course, 42 podiums, le tout en 215 Grands Prix.

Il est maintenant temps de se pencher sur ses courses les plus marquantes, celles qui ont défini le pilote Australien.

Commençons avec son tout premier Grand Prix, celui d'Australie en 2002. En effet, en tant que traditionnel cadre pour l'entame du championnat, Melbourne a permis à certains débutants de créer d'entrée un impact. Jacques Villeneuve (1996) et Lewis Hamilton (2007) en sont les plus fameux exemples, mais Mark Webber n'était pas en reste. Sur une Minardi abonnée aux fonds de grille et devant son public, l'Australien a fait l'unanimité.

Après avoir frôlé le titre en F3000 en 2001 – c'est Justin Wilson, actuellement en IndyCar qui l'emporta – Webber croyait manquer le train de la F1. C'était sans compter une offre de Minardi, équipe qui avait révélé Giancarlo Fisichella, Jarno Trulli et Fernando Alonso. Comme ces trois-là, Webber était guidé par Flavio Briatore, qui n'ignorait donc pas que faire ses classes dans la modeste équipe italienne était le meilleur choix possible. De plus, Minardi avait à sa tête depuis 2001 un Australien fan de sport auto, Paul Stoddart, qui avait déjà collaboré avec Webber en 2000 en F3000. L'association allait donc de soi.

Webber connut le plaisir de débuter à domicile, en Australie, sur le circuit de Melbourne. Très affûté physiquement – ce sera une de ses marques de fabrique durant sa carrière – l'Australien pouvait donc laisser exprimer son talent. Dès les qualifications, il laissa son équipier Alex Yoong, il est vrai peu véloce, à plus d'une seconde et devança les Jaguar de Pedro de la Rosa et Eddie Irvine. Un bon prélude à ce qui allait suivre dimanche.

En effet, la chance lui vint en aide, sous la forme d'un carambolage impliquant près de la moitié du peloton dès le premier virage. Ainsi, au premier tour, Webber se retrouva déjà en huitième position ! Nullement paralysé par l'enjeu, l'Australien fit son chemin, profitant des soucis de ses adversaires pour parvenir en cinquième place, ceci malgré un arrêt au stand s'éternisant. Cela permit à la Toyota du vétéran Mika Salo de remonter sur la Minardi en fin de course. Or c'est ce dernier qui partit à la faute en cherchant à doubler le rookie. Laissant l'Australie exploser de joie.

Mark Webber fut fêté en vrai héros par son public et par le paddock. Michael Schumacher lui-même fit le chemin jusqu'au stand Minardi pour féliciter un pilote qui, comme lui, avait un passé en Endurance, ce qui n'était pas monnaie courante. Webber et Stoddart ont même eu droit aux honneurs de leur propre podium ! Des débuts de rêve.

"Que nous ayons obtenu ce résultat était tout sauf un miracle" se souvient Webber. "C'était une course à l'usure, et nous avons réussi à tenir notre rang jusqu'au drapeau à damier. Après cela, c'était assez fou. Ron Walker [le promoteur du Grand Prix] a insisté pour que Stoddy [Paul Stoddart] et moi-même montions sur le podium après la cérémonie officielle et la foule a explosé. Je suis plutôt attaché aux traditions donc je n'étais pas tout à fait convaincu ou à l'aise par rapport à cela".

Hélas pour lui, s'il eut droit à bien d'autres moments forts en émotion, ce fut la seule fois où il monta sur un podium, puisque ce résultat restera longtemps son meilleur ici. Il ne fera jamais mieux que quatrième, en 2012. Assez ironiquement, cet instant sur le podium pour ses débuts fut le seul pour lui à domicile.

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