L'espoir d'une troisième Ferrari avec Schumacher

[5/6] L'annonce du forfait de Schumacher pour le remplacement de Felipe Massa ne fut pas le seul épisode de sa tentative de retour en rouge : Ferrari espérait en effet pouvoir aligner une troisième auto en 2010...

Samedi 
Luca di Montezemolo
Michael Schumacher , Scuderia Ferrari et Luca di Montezemolo, Scuderia Ferrari
Samedi 
Michael Schumacher, Ferrari, avec Willi Weber lors des journées d'essais
Michael Schumacher, pilote d'essais de la Scuderia Ferrari sur le mur des stands
Michael Schumacher, Scuderia Ferrari, avec Stefano Domenicali, directeur sportif de la Scuderia Ferrari
Luca Badoer et Michael Schumacher

Passons sur le court et laborieux épisode Badoer, qui assuma le rôle d’intérimaire pour donner le temps à la direction de Ferrari de trouver un accord avec Force India pour libérer un Giancarlo Fisichella resté dans la famille depuis, mais dont l’adaptation fut elle aussi difficile en fin de saison. 

Malgré l’incapacité de Schumacher à revenir en raison de ses douleurs à la nuque, la grande question qu’avait soulevé cet immense effort de tentative de retour concernait par report la saison 2010. Avec un Felipe Massa à la condition encore fortement incertaine et un Kimi Räikkönen consommant progressivement son divorce avec le team et la F1 dans son ensemble, le monde s’était mis à rêver d’un retour toujours possible du Kaiser avec Ferrari. Il faut dire que la motivation affichée par l’Allemand et les standards de préparation mis en place pour ce faire avaient été impressionnants, et avaient aiguisé l’appétit du principal intéressé.

Tension politique et fantôme de la troisième voiture

Ce serpent de mer qu’était le retour du Kaiser - toujours en rouge - se trouvait fortement alimenté par le contexte politique très tendu de la saison 2009, lors de laquelle le paddock subissait de plein fouet la crise financière mondiale et la défiance des constructeurs envers un investissement dans la discipline.

Ainsi, avec le risque bien réel de perdre plusieurs équipes comme BMW, Honda et Toyota, les instances dirigeantes de la F1 (FOM) se préparaient à la possibilité de faire aligner trois monoplaces aux top teams l'année suivante. Un sujet brûlant, alors que de son côté, le Président de la FIA Max Mosley suivait ses propres intentions despotiques consistant à introduire 3 à 4 nouvelles équipes low-cost avec des moteurs Cosworth pour "faire le nombre". Des visions de la F1 très différentes, que Ferrari défiait publiquement en comptant sur l’impact populaire que pourrait avoir l’attractivité d’une troisième voiture rouge en piste avec Schumacher au volant.

Montezemolo osait ainsi rêver à voix haute devant les micros d’un changement de règle permettant un tel scénario, après avoir déjà activement milité sur le sujet en faisant espérer une possible reconversion F1 de Valentino Rossi. "Nous parlons avec Michael. Il a 40 ans, mais il vient d’une autre planète. Je préfère un champion, même mature, à un pilote médiocre, même jeune. Nous avons besoin de grandeur".

PHOTOS : Test Ferrari F1 2008 de Valentino Rossi 

Cette grandeur, selon lui, passait par un plateau constitué d’un nombre limité d’équipes F1 fortes, se partageant proportionnellement plus de revenus, et disposant de trois autos.

"Nous continuerons à nous battre jusqu’à ce que chaque équipe ait le droit de commencer la saison prochaine avec trois autos, dont une que je donnerais avec plaisir à Michael. Je préfère trois McLaren et trois Renault que trois 'on s'en fiche' ", annonçait-il avec splendeur.

Le cas imminent de la fin de saison 2009 réglé par la santé de Schumacher, Montezemolo ne pouvait qu’espérer avoir ravivé le feu de l’Allemand pour que celui-ci pense à un retour une fois totalement remis. Pour avoir vu l’instinct de compétiteur animer son ami, l’Italien avait de quoi y croire.

"Il ne faut pas plaisanter avec la santé. Il était mieux de ne pas insister. Mais il avait répondu avec un tel enthousiasme à ma requête ; l’enthousiasme d’un garçon et pas celui d’un champion à la retraite… Il avait perdu quatre kilos, pesait autant qu’en octobre 2006, quand il a disputé sa dernière course avec nous au Brésil… Vous pouvez imaginer comment il l’a pris…"

5/6, à suivre...

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