Liberty veut conserver et améliorer les GP européens traditionnels

Liberty Media, par la voix de son PDG Greg Maffei, a réitéré sa volonté de ne pas toucher aux Grands Prix européen traditionnels du calendrier de la Formule 1.

Quelques semaines après la prise de contrôle de la F1 par l’entreprise américaine, deux annonces ont eu lieu concernant son calendrier, avec la prolongation des contrats du circuit de Sotchi et du Circuit Gilles Villeneuve de Montréal.

En Europe, le contexte semble s’être quelque peu adouci autour du Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, alors que, début décembre, a été annoncé le retour d’une épreuve historique au calendrier, le Grand Prix de France, qui sera organisé sur le circuit Paul Ricard à partir de 2018.

Pour Greg Maffei, si le va-et-vient d'épreuves au calendrier de la discipline reine est un phénomène normal, il y a un noyau traditionnel d’épreuves à assurer, et notamment en Europe. "Il y a toujours des circuits qui vont et viennent. C’est bien plus négatif quand on a quelques-uns de nos circuits traditionnels d’Europe de l’Ouest, qui sont le cœur de notre base de fans, comme en Allemagne, qui disparaissent."

"Mais il y a déjà des progrès en vue de les faire revenir, et si vous vous rappelez, nous avons ajouté le circuit [Paul] Ricard en France, un autre lieu duquel nous étions partis depuis plusieurs années." Dans les faits, même si la continuité est évidemment de mise, l’accord pour le retour du Grand Prix de France a été conclu sous Bernie Ecclestone.

"Les origines de la F1 sont en France et en Angleterre, donc nous croyons énormément dans le fait qu’il faut s’assurer que des endroits comme Silverstone, le circuit français et l’Allemagne sont au calendrier et soient des événements excitants, qui sont bénéfiques pour tous les acteurs."

Améliorer les événements

Maffei estime qu’il faut s’inspirer des réussites rencontrées par certaines jeunes épreuves plus récentes pour insuffler une nouvelle fraîcheur aux Grands Prix historiques. "Une des choses que nous devons faire est de rendre les courses irrésistibles, excitantes et plus bénéfiques pour les promoteurs."

"Prenons les meilleures pratiques, ce qui a fonctionné dans des courses excitantes comme Mexico, comme Singapour, comme Abu Dhabi, servons-nous de ces expériences de par le monde pour les pistes traditionnelles, qui n’ont peut-être pas une capacité financière similaire, mais qui n’ont pas un produit aussi excitant pour l’instant."

Pas de risque de lassitude avec 25 GP

Un autre projet important pour Liberty réside dans la volonté d’augmenter le nombre de courses, un chiffre de 25 Grands Prix ayant été évoqué.

Réagissant à l'argument selon lequel il pourrait y avoir un risque de surexposition – comme en NASCAR où il y a 36 courses par an – et donc de lassitude, Maffei bat cela en brèche : "La nature de nos 21 événements dans 21 pays suggère bien moins de risques de fatigue, de lassitude des téléspectateurs et des acheteurs de billets dans une région en particulier, parce que ça n’a pas lieu à ce genre de fréquence."

"Notre positionnement sur le marché est probablement moins sur l’acheteur à revenu moyen que sur l’acheteur à revenu élevé, mais nous voulons élargir cela. Nous sommes au sommet de la pyramide, avec une base de consommateurs très riches, avec des possibilités pour étendre cela. Mais notre portée n’a pas besoin d’être aussi lointaine dans le public de consommateurs qu’un sport qui est important aux États-Unis comme la NASCAR."

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités
Tags calendrier, greg maffei, liberty media