Ce que Liberty Media a changé en F1

L’arrivée de Liberty Media dans la gestion de la F1 a amené le promoteur à profondément évaluer les ressources dont il dispose. Par petites et régulières touches, nombre de ces changements ont déjà été ressentis en 2017. Condensé non exhaustif.

 

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Souvent qualifié d'autocratique, le règne de Bernie Ecclestone sur la F1 au nom du précédent propriétaire CVC Capital a pris fin lorsque le Grand Argentier a cédé ses parts, en même temps que CVC, à Liberty Media.

Photo de: LAT Images

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Le prix d'acquisition de la F1 par Liberty Media a été de 4,4 milliards de dollars.

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Publiquement, Liberty Media est incarné dans le paddock par un puissant trio : Sean Bratches (opérations commerciales) ; Chase Carey (PDG de la F1) et Ross Brawn (manager des sports mécaniques).

Photo de: Liberty Media

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La FIA, incarnée par son président Jean Todt, dispose encore d'une part symbolique dans le capital du sport, et ouvrant à une influence allant au-delà de la simple régulation sportive et technique de celui-ci. Jean Todt a été réélu à la tête de l'institution le 8 décembre 2017, en l'absence de candidat rival.

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Sur les GP, place au fun et au business de luxe. La F1 biplace née Arrows mais connue comme une Minardi est revenue en piste après 20 ans d'absence, exploitée par l'équipe technique de Paul Stoddart. Liberty y emmène célébrités et représentants de la presse pour des expériences à forte adrénaline avec bien sûr l'intention d'aller plus loin et de vendre des packages ultra-VIP dans un futur proche.

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Des conférences de presse officielles new-look sont apparues cette année, avec deux pools de trois pilotes se succédant devant les caméras le jeudi. Ils ont moins de temps de parole mais sont donc deux fois plus nombreux à disposer d'exposition que jusqu'alors.

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Des pilotes dont l'emploi du temps sur les circuits évolue beaucoup depuis peu. Placés au cœur de la stratégie de communication des nouveaux promoteurs et des équipes qui ont les mains plus libres pour les faire intervenir, ils sont bien plus sollicités pour beaucoup de nouvelles opportunités auprès des fans sur les circuits, et des sponsors. Sur de nombreux circuits, des shows officiels, animés par des journalistes collaborant avec Liberty, donnent un accès rare aux pilotes.

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Avec de la mise en scène n'ayant pas peur des clichés, comme l'introduction des pilotes aux USA avec un speaker devant un parterre de pom-pom girls...

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... du patriotisme et des visages impactant à gogo... (ici Bill Clinton, ancien Président des États-Unis)

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...ou encore des "gimmicks" et "opportunités photos" pouvant illustrer la F1 dans un monde média plus généraliste de manière impactante (ici avec le champion du sprint Usain Bolt).

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La F1 est une fête, un divertissement. Un événement qui doit impacter sportivement, personnellement, et créer de nouvelles sources et une démultiplication d'opportunités commerciales relatives aux fans. Le lancement de l'eSport Series, qui voit des gamers s'affronter sur le jeu officiel de la F1, est un grand pas dans cette direction.
Lire aussi : Brendon Leigh devient le premier Champion F1 eSports !

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En cas de doutes sur les moyens mis en place sur les circuits pour starifier les pilotes, voici à quoi ressemblait l'estrade du "village" à Spa-Francorchamps !

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Spa, où le orange avait tout envahi cette année, avec des tribunes totalement dédiées à Max Verstappen, similaire à ce que l'on peut voir en MotoGP avec Valentino Rossi. Liberty a d'ailleurs bien compris qu'il existe de grandes opportunités en réunissant les fans de certains pilotes ou teams physiquement sur certaines zones du circuit, et élabore une nouvelle façon de vendre les billets pour certaines tribunes.

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Aux fans, Liberty a commencé à donner plus de show et d'émotions en dehors des séances. Exemple, ce run de démo chargé de symboles, avec le jeune Mick Schumacher au volant de la Benetton Ford B194 de son illustre septuple Champion du monde de père.

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L'été dernier, en avant-goût du GP de Grande-Bretagne, Liberty a pris les habitants et touristes de Londres par surprise en organisant un gigantesque show urbain partant de Trafalgar Square et annexant la fameuse avenue de Regents Street.
À voir : Le F1 Live London en images

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Une grande démonstration de ce que peut faire la F1 quand tous ses acteurs (teams, pilotes, promoteurs, sponsors) poussent dans la même direction, vers les fans. Tous les teams contemporains étaient présents.

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Et de très belles surprises, comme ce run de la McLaren MP4/6 de 1991, furent au rendez-vous.

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Les constructeurs, qui investissent une fortune en F1, ont adoré...

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Tout comme les partenaires...

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... et le public !

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Ses partenaires, la F1 les bichonne. Pendant longtemps, il était reproché à Bernie Ecclestone de voir la F1 concurrencer elle-même les affaires des teams, en proposant des packages de visibilité uniques et clashant avec ce qui pouvait être proposé par les teams. Comment convaincre un sponsor de dépenser 50 millions avec un promoteur qui contrôle l'exposition TV et la manière dont les événements, vidéos, ou contenus peuvent être produits dans l'enceinte du circuit ?

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Liberty a bien compris cela et se positionne fortement pour tous. Tout d'abord, en flattant ses partenaires commerciaux directs, comme Pirelli, Rolex, UBS, Tata, DHL, et faisant participer ses grands pontes activement dans la promotion de leurs implications.

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Puis en permettant aux grands acteurs du sport, comme Ferrari (ici avec son PDG Sergio Marchionne et son vice-président Piero Lardi Ferrari) de disposer de possibilités de promotion directe avec des événements ambitieux sur les circuits (ici, la célébration des 70 ans de Ferrari à Monza avec une exposition publique).

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Liberty innove aussi en soutenant directement par sa présence les grands moments importants pour le sport, telle que l'annonce du retour d'Alfa Romeo avec Sauber. Une scène à laquelle nous n'étions pas habitués.

Photo de: Lorenzo Senna

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Quant aux fidèles médias qui engagent de grosses ressources financières et humaines pour faire la promotion du sport et élargir l'accès de celui-ci au public, ils n'ont pas été oubliés (ici, Damon Hill honoré sur la grille de Silverstone pour sa contribution à Sky Sports par Ross Brawn).

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Liberty a compris l'importance capitale pour les constructeurs de pouvoir disposer de la piste pour réaliser des opérations promo. À Austin, Hamilton a pu emmener Usain Bolt en passager de luxe à bord d'une auto emblématique pour la communication de Mercedes-Benz ; tout comme la piste d'Interlagos devint le terrain de jeu de Renault pour emmener des VIP comme passagers d'Alain Prost, Franck Montagny et Carmen Jorda.

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Les logos fleurissent à des endroits "stratégiques"...

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... ou demeurent même subliminaux, ou comme on dit, intégrés (toute ressemblance avec une bouteille de bière serait fortuite).

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Sérieuse avec son image...

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... ou pas, comme avec un changement de logo contestable, la F1 amorce une grande transformation qui se ressent aussi par nombre d'autres initiatives, comme les briefings de pilotes filmés, l'autorisation donnée aux teams de produire du contenu vidéo social media depuis la piste, l'intégration de la F2 (ex-GP2) aux conférences de presse officielles, les interviews données directement devant les stands après les qualifications et des cérémonies de podium évolutives.

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Le fun fait son retour...

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Les pilotes donnent...

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... et méritent parfois quelques pauses.

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Il y aura encore quelques couacs.

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Quelques fautes de goût...

Photo de: Formula 1

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Mais à la fin, la F1 reste et restera un joyau...

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... malgré le Halo !

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Équipes Mercedes , Ferrari , Red Bull Racing , Force India , Renault F1 Team , Williams , Toro Rosso , McLaren , Haas F1 Team , Sauber
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Tags bernie ecclestone, business, chase carey, liberty media, promoteur, ross brawn, sean bratches