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Limites de piste : la FIA menace les circuits de perdre leur GP

Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a déclaré que des circuits comme Losail ou le Red Bull Ring devaient régler le problème des limites de piste sous peine de perdre leur place au calendrier F1.

Yuki Tsunoda, AlphaTauri AT04, Lance Stroll, Aston Martin AMR23, Kevin Magnussen, Haas VF-23

Après un Grand Prix du Qatar où la question des limites de piste aura occupé une partie des débats et quelques mois après un GP d'Autriche où le problème avait conduit à pénaliser huit pilotes plusieurs heures après la course, le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem a pris la parole pour taper du poing sur la table.

Face à ces problèmes, il estime que le vent du changement ne doit pas souffler du côté de la façon dont la FIA contrôle ces limites mais au contraire du côté des circuits eux-mêmes, et en particulier ceux où le sujet des limites de piste est récurrent, comme à Losail ou à Spielberg. Aussi, brandissant la menace d'une disparition pure et simple du calendrier, il les enjoint à mettre en place des modifications afin de dissuader les pilotes d'aller trop loin.

Quand Motorsport.com l'a interrogé sur le sujet après l'épreuve du Qatar, Ben Sulayem a répondu : "Vous avez tout à fait raison, nous avons eu le même problème en Autriche, il y a eu 1200 [infractions]. Et je dois dire que je félicite les commissaires parce qu'ils ont réussi à gérer le problème. Mais est-ce la solution ? Non."

"La solution est d'améliorer le circuit lui-même. Je sais que certains s'y opposent, mais pour vous dire la vérité, s'ils ne le font pas [modifier les circuits], il n'y aura pas de course. C'est aussi simple que cela. Nous ne pouvons pas nous le permettre."

Le fait de pouvoir aller aussi loin sur les vibreurs sans toutefois se mettre en infraction a conduit à aggraver la situation pneumatique au Qatar, notamment dans les virages 12 et 13. La découverte d'un début de séparation entre la gomme et la corde du pneu a conduit Pirelli et la FIA à instaurer une limite de durée de vie de 18 tours, et donc à contraindre à une course de trois arrêts.

Pour Ben Sulayem, les circuits où les limites de la piste posent problème doivent trouver de meilleurs modèles de vibreurs. "Nous devons trouver une solution. L'une d'entre elles consiste à faire en sorte que l'adhérence diminue lorsqu'ils sortent. Personne ne peut arrêter les pilotes, si ce n'est les pilotes eux-mêmes."

"Nous pouvons réfléchir à la hauteur [des vibreurs]. Est-ce que cela endommage les voitures ? On peut aussi envisager de mettre du gravier, mais avec du gravier, il faut être très prudent. Quelle est la profondeur du gravier ? Parce que vous ne voulez pas que quelqu'un se retrouve coincé. Et quelle est la taille du gravier ? Parce que vous ne voulez pas que la voiture soit endommagée. C'est un équilibre."

Carlos Sainz passant sur l'un des vibreurs modifiés des virages 12-13.

Carlos Sainz passant sur l'un des vibreurs modifiés des virages 12-13.

"Mais je crois que maintenant ce n'est plus une question de 'oh, est-ce qu'on le fait ?' Nous devons le faire. Et nous devons surtout écouter les pilotes, leurs commentaires. Je vais devoir le faire en urgence parce que cela doit être mis en œuvre pour l'année prochaine. Nous ne pouvons pas nous permettre [que cela continue], surtout quand nous le constatons en permanence."

La FIA demande plus de moyens

En dépit des problèmes de limites de piste, la F1 a tout de même évité un épisode similaire à l'Autriche. La FIA a en effet mis en place un plan d'urgence pour s'assurer que les infractions soient traitées aussi vite que possible, ce qui a permis d'éviter d'avoir à attendre plusieurs heures après la course pour que les résultats soient définitifs. 

Pour ce faire, la fédération a notamment renforcé le dispositif du Centre d'opérations à distance (ROC) et amélioré les procédures de traitement des dépassements de limites. Ben Sulayem estime qu'il serait encore possible de faire mieux, notamment avec l'utilisation de nouvelles technologies, mais que la FIA a besoin de disposer de plus de ressources pour mettre cela en place.

"On devrait faire usage de la technologie. Elle est utilisée dans de nombreux domaines, mais la FIA a besoin de plus de ressources pour réinvestir dans le sport. Je ne vous cache rien : nous avons besoin de plus de ressources. Je veux dire par là qu'il s'agit d'une activité de 20 milliards de dollars et que nous ne pouvons pas la gérer avec des moyens dérisoires."

Il faut se souvenir d'une chose : nous sommes propriétaires du championnat. Je représente le propriétaire et nous le louons

Mohammed Ben Sulayem

Ben Sulayem suggère qu'un meilleur accord est nécessaire avec la F1 pour financer correctement le niveau d'investissement dont la FIA a besoin pour faire son travail plus efficacement. "Nous devons parvenir à un meilleur accord. Il faut se souvenir d'une chose : nous sommes propriétaires du championnat. Je représente le propriétaire et nous le louons. Notre mission est différente de celle de Liberty, mais nous sommes dans le même bateau."

"Nous ne devrions pas assumer cette grande responsabilité avec des moyens dérisoires. Nous sommes transparents. [Nous disons aux gens] 'voici ce que ça coûte'. Certains se vantent de la valeur de chaque écurie de F1, mais la FIA devrait être libre et disposer des ressources nécessaires pour fonctionner de la meilleure façon possible. Chaque fois que nous sommes meilleurs, nous rendons les équipes meilleures et nous rendons le sport meilleur."

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Avec Jonathan Noble

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