Limites de la piste : Red Bull réclame clarté et cohérence

La frustration et la colère étaient palpables chez Red Bull Racing dimanche à Austin, où l'ascenseur émotionnel a fonctionné à plein régime.

Après avoir savouré la remontée de Max Verstappen et son dépassement dans le dernier tour pour ravir la troisième place à Kimi Räikkönen, l'écurie de Milton Keynes est redescendue sur terre : le pilote néerlandais a été pénalisé pour avoir dépassé les limites de la piste lors de sa manœuvre, retombant finalement au quatrième rang.

C'est indéniablement la polémique qui fait le plus parler depuis l'arrivée du Grand Prix, alimentée par les critiques acerbes du clan Verstappen et confortées par celles d'observateurs plus neutres dans cette affaire, comme Niki Lauda. Pour Christian Horner, qui peinait déjà à digérer l'incident, il devient plus que nécessaire et urgent de régler le problème récurrent de la politique en matière de respect des limites de la piste, et plus particulièrement de la constance des sanctions.

"C'est [la course] que les fans veulent voir", insiste le directeur de Red Bull Racing. "Si vous ne voulez pas voir les voitures aller là-bas, mettez un plus gros vibreur, du gravier ou quelque chose d'autre. Je pense que ce qui est ennuyeux, c'est le manque de cohérence. Où trace-t-on la ligne ? Pour les fans, pour les spectateurs, ça doit être clair."

Ce qui renforce la frustration de l'équipe autrichienne et de son pilote dans ce cas précis, en plus de concerner un podium, provient des nombreux incidents similaires qui sont survenus tout le week-end et qui n'ont pas été sanctionnés. Valtteri Bottas a ainsi échappé à la foudre des commissaires malgré une position conservée en partant au large dans le virage 1 en début de course.

"Comment peut-on dire que ce que Valtteri a fait est OK mais que ce que Max a fait ne l'est pas ?" s'interroge Christian Horner. "Dans tout autre sport, quand on est dehors, on est dehors. On ne peut pas voir ça, que ce soit OK ici mais pas là. Soit on supprime complètement ça et on les laisse courir, ou bien si on ne veut pas que les voitures aillent jusque-là, on met un bac à gravier, de plus gros vibreurs ou un moyen de dissuasion pour que les pilotes n'y aillent pas."

Les commissaires dans le viseur

Le Britannique met également en doute le sérieux des commissaires sur le sujet, même s'il convient également que ceux-ci ont certainement précipité leur décision à Austin car elle touchait directement le podium et le protocole qui en découlait. La pénalité est en effet tombée très vite si l'on compare aux délais habituels pour ce genre d'enquête en course.

"C'est une question qui a déjà émergé par le passé, concernant la constance qui dépend des commissaires qu'il y a le jour même, et certains sont très bons, d'autres ne le sont pas", lance Horner. "Je pense que le problème est que nous dépensons tous une quantité folle d'argent pour être en sport automobile, et nous voulons que ce soit arbitré de manière régulière et professionnelle. Je crois que lorsqu'il y a des décisions comme aujourd'hui [dimanche], c'est difficile de comprendre où est la constance."

"Je pense qu'une mauvaise décision a été prise dans la chaleur du moment, et parce qu'elle était liée à un podium et au fait de mettre la bonne personne dessus. Je pense que c'était une décision irrégulière par rapport à d'autres incidents survenus pendant la course. Ce serait incorrect de dire que les commissaires favorisent une équipe ou une autre. Je pense que c'est juste un problème de mauvaise décision."

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Type d'article Actualités
Tags christian horner