Lotus explique la logistique en Formule 1 [2ère partie]

La trentaine de tonnes d’équipement voyage désormais par les airs vers l’autre bout de la planète

La trentaine de tonnes d’équipement voyage désormais par les airs vers l’autre bout de la planète. La tâche suivante de Geoff Simmonds, le Coordinateur de l’équipe course, consiste à rassembler les troupes et à les remettre au travail au moment où l’équipe va émerger de l’autre côté de la nuit, en Australie.

Une fois que le fret aérien a quitté l’usine, avant même potron-minet le vendredi matin – la semaine précédant celle du Grand Prix – Geoff doit s’occuper de l’autre élément principal, les hommes !

"Sur un week-end de course, chaque équipe peut avoir jusqu’à 100 demandes de chambres d’hôtel, avoir besoin d’une bonne quantité de voitures de location pour les trajets vers le circuit et de toutes les commodités nécessaires lorsque chacun arrive au travail. Envoyer le matériel autour du monde est une chose, mais essayer d’organiser un déplacement pour un groupe d’une équipe de F1 est juste un vrai challenge !"

"Après la longue nuit consacrée au paquetage du matériel le vendredi, l’équipe d’assistance a besoin d’un maximum de repos avant de s’envoler le samedi après-midi. Une partie de l’équipe part une journée avant pour s’occuper du fret maritime en amont. Tout doit se trouver sur la pit lane à 9 h le lundi matin et il est donc essentiel d’avoir déjà sur place des hommes et des femmes pour lancer le travail."

Si les Grands Prix européens offrent une plate-forme de travail assez stable, les courses outremer constituent un autre défi en elles-mêmes :

"La difficulté avec l’Australie est le décalage horaire. En l’occurrence, il joue contre nous puisque nous perdons 10 heures sur le voyage aller. Aussi nous partons le samedi à 14 h et nous arrivons à 23 h le dimanche, pour commencer à travailler le lundi. Bien sûr, une grande partie de l’effectif (le service marketing, les ingénieurs, etc…) voyage le jour suivant pour une raison très simple : à part tourner en rond dans un stand vide, ils ne peuvent pas faire grand-chose tant que le matériel n’est pas déchargé et installé."

"Un autre facteur a son importance sur la première course : nous devons installer toute une série de nouveaux équipements dans le stand et cela s’accompagne, évidemment, d’un peu de stress. Heureusement, nous avons un bon groupe d’hommes pour nous faire traverser cette étape sans encombre et nous serons prêts au moment où les mécaniciens arriveront, mardi après-midi, pour commencer à préparer les voitures."

Structures et équipements désormais en place, l’équipe d’assistance peut se tourner vers la course. Mais elle n’a pas de répit pour autant, comme le précise Geoff :

"Une fois que l’équipe est à pied d’œuvre, les choses se calment un petit peu, mais pas vraiment beaucoup. Dès que les voitures franchissent la ligne d’arrivée, le processus recommence. Le Grand Prix d’Australie se court au crépuscule et cela complique un peu la tâche en ce sens que la course ne démarre qu’à 17 h. Comme il s’agit aussi de la première sortie de la nouvelle voiture, cela peut nous entrainer dans une longue soirée. L’opération devrait s’achever à 4 h du matin, ce qui fait quand même une longue journée."

"Enfin, autre aspect à l’importance majeure, l’Australie est le premier de deux Grands Prix enchainés, la Malaisie arrivant dès la semaine suivante. Le fret doit être acheminé le plus tôt possible après la course de Melbourne parce qu’il doit être disponible le mardi à Sepang. C’est du non-stop. Mais le travail est fait et nous en rions en même temps. Il n’y a rien de mieux que travailler avec cette équipe !"

[Communiqué de Lotus F1 Team]

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