Après Madrid, Osaka sera-t-elle la prochaine ville au calendrier F1 ?
Après l'arrivée d'un circuit urbain à Madrid pour 10 ans, la Formule 1 ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et va poursuivre ses efforts pour organiser des Grands Prix dans d'autres villes destinations. Osaka pourrait être une candidate toute trouvée.
Djeddah, Miami, Las Vegas et désormais Madrid : les derniers ajouts en date au calendrier de la Formule 1 ne laissent absolument aucun doute sur la trajectoire prise par Liberty Media, la compagnie qui contrôle le championnat. L'objectif est clair : multiplier les épreuves organisées dans des "villes destinations", cadre jugé idéal pour créer de véritables événements dépassant le cadre du sport.
Le contrat de 10 ans avec Madrid étant désormais signé, la question de la suite se pose. Et au moment de s'intéresser aux prétendantes à l'arrivée d'un Grand Prix, une ville en particulier ressort : Osaka, au Japon.
Ces derniers mois, en effet, il se murmurait en coulisses que la troisième plus grande municipalité de l'archipel envisageait de soumettre une candidature. Cela est désormais confirmé par les autorités de la ville, qui étudient toutefois encore la question.
Le responsable de l'office du tourisme d'Osaka, Hiroshi Mizohata, a ainsi annoncé officiellement l'intention de la ville de devenir candidate à l'arrivée en F1. S'exprimant en exclusivité pour Motorsport.com, un porte-parole de l'organisation a évoqué le projet, indiquant qu'une délégation s'était déjà rendue sur un GP, à Singapour l'an passé, pour prendre le pouls.
"La F1 sera le catalyseur idéal pour qu'Osaka devienne une ville touristique internationale", a déclaré le membre de l'office du tourisme. "Pour qu'Osaka y parvienne, il est important d'attirer des personnes fortunées venant d'Europe, d'Amérique et d'Australie. Nous pensons également que la F1 sera le catalyseur idéal pour attirer les hôtels de luxe et revitaliser l'économie nocturne."
"Je suis allé voir le Grand Prix de Singapour et c'était complètement différent de l'image que j'avais de la F1. Il y avait des événements en direct et des réunions d'affaires pour des marques de luxe dans les hôtels voisins."
Les représentants d'Osaka étaient à Singapour l'an passé.
Le projet d'Osaka demeure encore à un stade précoce et il n'y a pas encore de négociations formelles en cours sur un éventuel contrat. Mais des contacts préliminaires ont bien eu lieu avec la Formule 1, contacts qui ont encouragé la ville à aller de l'avant.
Le lieu où pourrait se trouver le circuit n'est pas encore arrêté, différentes options étant sur la table. Il pourrait s'agir d'un circuit urbain pur, d'un tracé permanent situé non loin ou bien d'une configuration hybride autour du site en construction de l'exposition universelle de 2025 sur l'île artificielle de Yumeshima.
Outre le circuit, l'aspect financier est évidemment d'importance. Osaka évalue en effet la meilleure façon d'obtenir un bon retour sur investissement, avec si possible de l'argent venant du privé et non du public.
"Le circuit lui-même peut être difficile à rentabiliser, mais si vous tenez compte de [l'impact économique sur] toute la ville, je pense qu'il y a du potentiel", a ajouté le représentant du bureau, qui prévient que le projet pourrait prendre de nombreuses années avant d'aboutir. "À ce stade, je ne peux pas dire dans combien d'années nous comptons le réaliser. Je pense qu'il s'agit d'un plan sur le long terme. J'ai entendu dire qu'il avait fallu beaucoup de temps à Singapour pour organiser l'épreuve pour la première fois, alors je ne pense pas que ce sera rapide. Mais s'il y a une chance, on essaiera."
Osaka espère cohabiter avec Suzuka, et non remplacer le circuit historique.
Et comme pour le Circuit de Barcelona-Catalunya avec Madrid, l'arrivée éventuelle d'Osaka au calendrier poserait bien entendu la question de l'avenir dans la discipline de Suzuka, théâtre de la grande majorité des Grands Prix du Japon depuis 1987. Du côté de la ville, on souhaite en tout cas que les deux épreuves se déroulent en parallèle, et pas que l'une remplace l'autre.
"Il faut viser la coexistence et la prospérité mutuelle avec Suzuka", a ajouté le représentant du bureau. "Je pense qu'il serait formidable d'organiser deux courses au Japon, qui est une superpuissance automobile."
Le contrat de Suzuka avec la F1 court actuellement jusqu'en 2024.
Avec Ken Tanaka et Jonathan Noble
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