Magnussen - "J'ai appris par e-mail que je quittais McLaren"

Le Danois Kevin Magnussen, membre de la filière McLaren, n’a disputé qu’une seule saison en Formule 1, celle de 2014 aux côtés de Jenson Button.

Après avoir passé l’année 2015 comme pilote de réserve de McLaren-Honda, Magnussen a récemment appris qu’il ne ferait plus partie de l’équipe britannique. Il a répondu à quelques questions en exclusivité pour Motorsport.com.

 

Est-il vrai que vous allez quitter McLaren à la fin de la saison 2015?

Oui. Quand est passée la date à quelle McLaren devait prendre une décision à mon sujet, j’ai attendu d’avoir de leurs nouvelles. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un mail de la part de l’assistante de Ron [Dennis], Justine [Bowen]. Je connaissais déjà le contenu du message. En un seul paragraphe, il disait que McLaren n’avait rien à m’offrir. Ce message est arrivé le jour de mon anniversaire [le 5 octobre].

Avez-vous été déçu d’apprendre la nouvelle dans un mail envoyé par l’assistante de Ron Dennis?

Oh, cela ne m’a pas traversé l’esprit. Ce n’est qu’un détail, n’est-ce pas? Pas besoin d’en faire toute une affaire.

Vous vous y attendiez?

Oui. J’avais déjà clairement fait comprendre que je désirais courir l’an prochain. Et McLaren venait de renouveler son entente avec Jenson [Button] et Fernando [Alonso]. Alors, trois, c’est trop. Je ne pouvais piloter que si l’un des deux prenait sa retraite ou un autre gros truc de ce genre. Puisque cela n’arrivera sûrement pas, il était évident qu’il n’y avait plus de place pour moi chez McLaren.

Décrivez-nous vos années chez McLaren.

Bonnes et mauvaises, je crois. Je me suis joint au programme McLaren en 2010 et j’étais très excité à l’époque de faire partie de la famille McLaren. Martin [Whitmarsh] m’a beaucoup aidé à mes débuts, et j’ai aussi développé d’excellentes relations avec plusieurs membres de l’équipe, incluant Aki [Hintsa], le médecin de McLaren, qui m’a beaucoup appuyé. Il combat un cancer aujourd’hui et je lui souhaite de recouvrer la santé.

Vous avez commencé votre carrière avec une brillante deuxième place lors de votre premier Grand Prix à Melbourne...

Oui, ce fut une belle journée. Et si seulement la Mercedes de Nico [Rosberg] avait cassé comme celle de Lewis [Hamilton], j’aurais alors commencé ma carrière en F1 avec une victoire! On m’a dit que c’était le meilleur début de carrière depuis celui de Jacques [Villeneuve] en 1996, qui avait lui aussi pris la seconde place à Melbourne. Puis, ça s’est bien déroulé. Je suis allé en Q3 16 fois en 19 tentatives. J’ai aussi régulièrement pris des points ; pas mal pour une recrue au volant d’une voiture pas très brillante. J’avais donc raisonnablement confiance d’être conservé dans l’équipe pour 2015. Mais les affaires ont trainé en longueur durant tout l’automne et j’ai finalement eu la décision au milieu du mois de décembre. Je n’avais plus le temps de trouver un autre volant. J’ai été très déçu. Ce ne fut pas un beau Noël.

Comment avez-vous vécu la saison 2015?

Eh bien, ce fut frustrant. Je cours depuis que j’ai l’âge de six ans. J’ai toujours fait de la course. C’est en moi. Alors j’ai eu bien du mal à ne rien faire au début de la saison. Puis, je me suis intéressé de plus en plus au côté technique et de l’ingénierie, que ce soit lors des Grands Prix ou au MTC [McLaren Technology Centre]. J’ai énormément appris. Mais j’aurais préféré courir.

Que comptez-vous faire en 2016?

J’ai eu de bonnes discussions avec des écuries de Formule 1, et certaines se poursuivent. J’ai encore une chance d’être en F1, et c’est mon but. Je sais que je peux gagner des courses, et je sais comment remporter des championnats. Je désire toujours devenir champion du monde de F1. Sur les réseaux sociaux, j’emploie souvent ces hashtags : #NeverGiveUpOnTheDream et #OneTarget, et cela ne changera jamais.

Que ferez-vous si vous ne trouvez pas un volant en F1?

Comme je l’ai dit, je suis né pour courir, et je ferai de la course. Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais un certain nombre de nouvelles ouvertures ont été créées au coures des derniers jours et des dernières semaines. Je peux vous assurer que je profiterai d’une de ces ouvertures, sans faute.

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