Magnussen - Renault F1 va mettre "longtemps" à progresser

Après avoir choisi de quitter l'écurie officielle Renault, Kevin Magnussen est revenu sur les propos récents tenus par Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport, mais aussi sur son arrivée chez Haas.

Alors qu'il était le favori, sur les deux pilotes titulaires de la saison 2016, pour conserver son baquet en 2017 aux côtés de Nico Hülkenberg, le Danois a préféré s'engager avec l'écurie américaine Haas plutôt que de rester au sein de la structure d'Enstone pourtant soutenue par le constructeur au losange.

Récemment, Cyril Abiteboul s'est montré assez négatif concernant la saison de son ancien pilote. Des déclarations qui ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd, même si Magnussen ne veut pas faire de l'opinion d'un homme – aussi haut placé soit-il dans la hiérarchie de la structure – celle de l'équipe dans son ensemble.

Interrogé par Autosport, média du groupe Motorsport Network, le pilote au numéro 20 explique : "J’ai entendu des choses avant, mais jamais de la part de l’équipe. Parfois on n'a pas de chance, un gars dit quelque chose à la presse et ça devient l’opinion officielle de toute l’équipe. Mais c’est juste une personne, donc je ne prends pas ça sérieusement."

Dans un autre entretien, avec Sky Sports cette fois, il se montre plus incisif : "Je pense qu’il est facile de voir que quelqu’un cherche des excuses. J’ai dit ce que je pensais et j’ai clairement exprimé mon opinion concernant certaines choses, et il n’était pas content de ça."

"C’est assez juste, je ne peux pas l’empêcher d’être mécontent de moi, mais ça devient un problème public, ce que je regrette un petit peu. Je préfère, quand on est mécontent de quelque chose, que ça reste entre la personne dont on est mécontent [et soi], ce qu’il n’a pas fait."

"C’est du passé, vraiment, il n’y a aucune raison pour moi de trop parler des problèmes qu’ils [Renault] ont. Ça ne veut plus dire grand-chose. Il est important que nous les battions et je pense que nous pouvons le faire. Avec les problèmes qu’ils ont, ils vont mettre longtemps à progresser."

"Comme je l’ai tout le temps dit, ils ont des gens très bons et c’est un super groupe de personnes avec qui j’ai apprécié passer du temps l’année dernière, et je me suis fait beaucoup d’amis là-bas. Il y a quelques personnes avec qui je ne m’entends pas."

"Malchanceux" chez McLaren et Renault

Questionné sur les échecs relatifs de ses aventures au sein des grosses structures que sont Renault et McLaren, il considère qu'il a surtout manqué de réussite et notamment chez McLaren où son avenir semblait écrit.

"J’ai été malchanceux. Avec Renault, ça n’a juste pas fonctionné et nous nous sommes séparés. Je suis dans un meilleur endroit maintenant, donc je suis impatient. Avec McLaren, je voulais continuer avec l’équipe et l’équipe voulait continuer avec moi, mais pour des raisons politiques au sommet, ça ne s’est pas passé comme ça", a-t-il confié à Autosport. Jenson Button avait été préféré au Danois fin 2014.

"C’est une situation différente par rapport à ici. C’est plus que je voulais rejoindre Haas et que Haas me voulait, donc ça s’est fait. Je n’ai rien contre [Renault et McLaren], c’est la Formule 1, c’est un business difficile, ces choses-là arrivent donc [il n'y a] pas du tout de mauvais sentiment."

Haas, une équipe qui "nous veut"

Kevin Magnussen est en tout cas heureux d'avoir rejoint une structure, Haas F1, qui souhaitait réellement s'attacher ses services, et qui avait même fait part de son intérêt dès 2015, en vue de sa première saison en discipline reine.

"C’est un sentiment différent d’arriver dans une équipe qui vous veut et qui vous fait signer parce qu’ils pensent que vous pouvez réaliser ce qu’ils veulent. C’est motivant, il n’y a pas de secret, ça motive et je suis impatient que la saison débute."

"J’ai eu une longue relation avec McLaren, et McLaren m’a aussi choisi très tôt. Ils ont fait montre d’une grande implication aussi. L’année dernière, avec Renault, c’était un accord très tardif et ils ont perdu un pilote parce qu’il avait perdu un sponsor, donc c’est comme cela que ça a fonctionné là-bas."

"C'est une histoire très différente, c’est le retour à la vraie course et la question est celle de la performance plutôt que des trucs commerciaux."

Les ressources ne font pas tout

Enfin, quand il évoque ses premiers pas au sein de sa nouvelle équipe, il sait que les défis qui l'attendent sont grands mais cela ne lui fait pas peur. "J’ai vu à quel point les ressources ne faisaient pas tout", déclare-t-il à Sky Sports. "On peut avoir beaucoup de gens, s’ils ne travaillent pas ensemble, alors cela ne veut rien dire. Donc revenir complètement au cœur d’une équipe de course, ce qu’elle est, montre comment cela devrait être vraiment bâti. On ne peut pas seulement lancer des gens dans un projet et espérer qu’il donne des résultats. Il est intéressant de voir la différence."

"Notre plus gros challenge va être d’extraire tout et de comprendre cela correctement, parce que nous sommes une petite équipe et nous n’avons pas encore assez de monde pour lancer des analyses sur tout et pour tout analyser."

"Donc nous devrons travailler vraiment dur pour essayer de tirer le meilleur de notre package, ce que j’espère, et je pense que ça sera un bon package."

Avec Lawrence Barretto

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