Magnussen fustige sa pénalité, Steiner un "commissaire idiot"

La pénalité de cinq secondes qui a fait perdre une place à Kevin Magnussen lors du Grand Prix de Russie a été accueillie vertement chez Haas F1.

Magnussen fustige sa pénalité, Steiner un "commissaire idiot"

Huitième sous le drapeau à damier à Sotchi, Kevin Magnussen a ensuite rétrogradé d'une place après avoir écopé d'une pénalité de cinq secondes. Les commissaires l'ont sanctionné pour n'avoir pas respecté les règles édictées pour reprendre la piste, lorsqu'il est sorti trop large au virage 2 dans sa lutte avec Sergio Pérez. Après avoir freiné trop tard, le pilote Haas a heurté le vibreur orange puis a tenté de suivre la procédure requise. Cependant, compte tenu de l'angle avec lequel il arrivait, il a manqué le passage de quille à respecter avant de revenir en piste. 

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Aussitôt, Magnussen a expliqué à par radio à son équipe qu'il aurait été trop dangereux de respecter la règle, mais les commissaires n'ont fait preuve d'aucune mansuétude en le sanctionnant quasi instantanément. Une punition beaucoup trop lourde aux yeux du pilote danois. 

"C'est de la connerie", fustige Magnussen. "Il y a ce virage 2, qui est pourri. C'est juste stupide. Vous savez, faites-le... mettez du gravier là, ou quelque chose. Je ne suis pas un expert de la sécurité, et je ne le serai jamais, mais je pense que la manière dont ça s'est passé aujourd'hui, j'ai manqué un virage, j'ai traversé un tas de conneries hors trajectoire dans le dégagement et j'ai perdu énormément de temps en me pénalisant moi-même. La FIA n'avait rien à faire, car j'ai complètement manqué le virage. Ce n'était pas tout noir ou tout blanc, et pourtant ils dont décidé de me mettre une pénalité."

"Il faut stopper la voiture et tourner de façon très serrée à gauche pour passer les deux [quilles]. J'allais tellement vite que lorsque je suis arrivé dans le dégagement, ça allait encore trop vite. J'essayais seulement de garder la voiture sous contrôle et de viser ces quilles, car je savais que je devais faire le maximum possible. Après j'ai perdu une place, beaucoup de temps, j'ai sali mes pneus pour les derniers tours, donc j'ai laissé énormément de temps. J'aurais mieux fait de laisser Pérez s'échapper et de rester derrière lui. J'étais déjà pénalisé de façon naturelle, c'est ce que nous voulons. On nous a dit que si l'on ratait les deux vibreurs, il fallait respecter les deux quilles. J'ai raté un vibreur et demi, donc c'est une zone d'ombre du règlement. On pourrait dire que c'est une zone grise."

Le point de vue très tranché de Magnussen est partagé par son directeur d'équipe, Günther Steiner, qui n'y est pas allé non plus par quatre chemins. "Si nous n'avions pas un commissaire stupide et idiot, nous serions huitièmes", a-t-il lancé. 

Avec ces deux points au lieu de quatre, Haas retrouve tout de même le top 10 pour la première fois depuis les dix unités empochées en juillet lors de l'épique Grand Prix d'Allemagne à Hockenheim. 

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