Mansell : Le Roi Lion (2/3)

Bien que ce ne fût pas pour le Grand Prix d'Angleterre, c'est bien à domicile que les efforts de Mansell furent récompensés puisqu'il remporta sa première course à Brands Hatch pour le Grand Prix d'Europe une nouvelle fois

Bien que ce ne fût pas pour le Grand Prix d'Angleterre, c'est bien à domicile que les efforts de Mansell furent récompensés puisqu'il remporta sa première course à Brands Hatch pour le Grand Prix d'Europe une nouvelle fois. Mais seuls les spectateurs locaux y auront accordé de l'importance vu que derrière, Alain Prost avait remporté son premier titre mondial... Néanmoins, la machine Mansell à domicile était lancée et elle allait avoir du mal à s'arrêter...

En 1986, pour sa dernière édition à Brands Hatch, le Grand Prix d'Angleterre fut le théâtre d'un carambolage au départ qui mit fin à la carrière de Jacques Laffite. Une collision en chaîne provoquée indirectement par... Mansell, au ralenti juste après le départ à cause d'une boîte de vitesses bloquée. Devant sauter dans le mulet à peine rodé et réglé pour son équipier, l'Anglais ne s'en laissa pas compter. Il profita d'un rapport manqué par Piquet pour le passer, et résista tout le reste de la course à ses attaques pour gagner son premier « vrai » Grand Prix à domicile.

Si Mansell considère encore aujourd'hui cette prestation comme sa meilleure course, sa résistance face au Brésilien, N°1 théorique de l'équipe, fut l'étincelle qui mit le feu aux poudres dans l'équipe de Frank Williams, qui ne cachait plus son attachement envers Mansell, là où d'autres membres de l'équipe semblaient préférer Piquet, à en croire le pilote anglais. Un conflit ouvert qui allait indirectement aider Alain Prost à conserver son titre au final.

Silverstone s'implanta pour de bon en 1987 pour une course qui a consacré l'un des plus beaux exploits de Mansell. Manquant la pole position une nouvelle fois, il fut par la suite retardé par un souci de roue le forçant à s'arrêter aux stands. Le héros national ne se laissa pas démonter comme toujours et se transcenda en tournant une à deux secondes plus vite que son équipier à voiture égale, pour finalement le doubler superbement à trois tours du but. Un véritable triomphe pour Mansell qui vit la foule envahir la piste de joie, déjà...

En 1988, Williams n'était plus au top avec le départ de Honda pour Mclaren. La fiabilité comme la performance du moteur Judd laissait à désirer et la suspension active, encore en rodage, a apporté bien des soucis à ses pilotes. Sauf à Silverstone. La pluie, la verve de Mansell et le retour temporaire à une suspension passive ont permis de combler ces handicaps, et l'Anglais vola presque la vedette à Senna, comme souvent souverain dans ces conditions. Parti onzième, Mansell doubla un à un ses adversaires dans les projections d'eau, et finit deuxième sous les hourras de la foule. Une des rares éclaircies dans une saison à oublier.

En fin de saison, Mansell signa chez Ferrari. Il resta par ailleurs le dernier pilote engagé par Enzo Ferrari avant sa disparition la même année.

Faites partie de quelque chose de grand

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Alain Prost , Jacques Laffite , Frank Williams
Équipes Williams , Ferrari
Type d'article Actualités