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Mansell - Verstappen symbolise les dérives de la F1 moderne

Le Champion du Monde 1992, Nigel Mansell, est revenu sur la F1 actuelle pas vraiment à son goût et s’attarde à ce titre sur le cas de Max Verstappen.

Nigel Mansell
Nigel Mansell, avec Sir Martin Sorrell, Bernie Ecclestone, et Jean Todt
Nigel Mansell sur la grille
Nigel Mansell, commissaire FIA
Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso STR10
Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso STR10, sur la grille
Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso

Avec une carrière longue de quinze saisons en Formule 1 de 1980 à 1995, 187 Grands Prix disputés pour 31 victoires et un titre en 1992, le Britannique regarde l’évolution de la discipline d’un œil attentif, lui qui opère notamment comme commissaire-pilote de la FIA à l’occasion de certaines courses.

Et quand il lui est demandé ce qu’il changerait dans la F1 moderne, il n’hésite pas une seconde : "Ils doivent changer les règles, et je dis ça depuis des années. De mon temps, vous étiez chanceux si vous aviez trois ingénieurs, alors qu’ils sont 30 dans les stands aujourd’hui. Les pneus étaient plus larges, mais nous glissions quand même dans les virages, ce qui permettait à un pilote de montrer son style."

Il est à noter que, parmi les propositions visant à rendre les F1 "plus agressives" et autour de cinq secondes au tour plus rapides à l'horizon 2017, des pneus plus larges sont évoqués.

"Aujourd’hui les voitures sont faciles à piloter, car le muret des stands vous dit tout, tout le temps, et les pilotes ne sont plus capables de montrer leurs capacités", affirme Nigel Mansell pour la Gazzetta dello Sport. "Si vous êtes agressif, vous abîmez les pneus, alors vous devez aller moins vite. Et des choses comme le DRS sont de la folie : quelle compétence faut-il pour dépasser de cette manière?"

Et, face à ces reproches, un pilote symbolise selon lui les dérives de la Formule 1 version 2015 : il s’agit de Max Verstappen. "Il est clair qu’il a du talent, mais il est le parfait exemple de la manière dont les pilotes évoluent aujourd’hui. Il est surprenant de le voir aussi rapide sur des tracés qu’il découvre, mais c’est grâce aux simulateurs. Il n’a pas besoin de connaitre la voiture, car les ingénieurs s’en occupent."

"Il n’a pas à se préoccuper d’un problème supplémentaire grâce à la sécurité améliorée. Son accident à Monaco lui aurait coûté cher par le passé, car beaucoup d’autres ont dû arrêter [la Formule 1] après des incidents similaires", conclut celui qui fut surnommé le "Lion".

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