Marchionne : "Giovinazzi devrait avoir sa chance" en F1
Le duel entre Marcus Ericsson et Antonio Giovinazzi pour le deuxième baquet Sauber en 2018 a finalement tourné à l'avantage du Suédois. Ferrari demande toutefois à son protégé de rester patient.
C'est après son titre de vice-Champion GP2 en 2016 qu'Antonio Giovinazzi a rejoint les rangs de la Scuderia en tant que pilote de réserve.
Ce rôle lui a permis de faire ses débuts en Formule 1 chez Sauber en remplaçant Pascal Wehrlein, blessé, pour une partie des essais hivernaux ainsi que les deux premiers Grands Prix de l'année. Par la suite, l'Italien a également eu l'opportunité de participer aux essais privés de Bahreïn avec la Ferrari SF70H et à sept séances d'essais libres au volant de la Haas VF-17.
Cependant, il est désormais clair que Giovinazzi va devoir passer une deuxième saison à ronger son frein en l'absence de volant disponible dans l'élite, ce qui lui déplaît forcément. Sergio Marchionne, président de Ferrari, tient à ce que son poulain garde patience, avec de nouvelles séances d'essais à venir en 2018.
"Giovinazzi est un bon gars, et ce n'est qu'une question de temps", affirme Marchionne. "Il devrait avoir sa chance. Il sera troisième pilote Ferrari et il a un programme d'essais avec Sauber. Nous comprenons son désir de courir, mais à l'heure actuelle, il n'y a pas de poste vacant."
"L'accord avec Sauber est une manière de trouver un débouché pour les jeunes de notre académie de pilotes, et il faudra du temps pour simplifier le système." Ferrari s'est efforcé de convaincre Sauber d'engager Giovinazzi aussi, en vain, Ericsson entretenant des liens étroits avec les propriétaires de l'écurie.
Si Leclerc remplace Räikkönen...
Pour trouver un baquet en 2019, Giovinazzi espérera que Charles Leclerc se montre suffisamment impressionnant lors de sa première campagne dans l'élite. Car si tel est le cas, on ne peut exclure que le Monégasque soit alors propulsé au sein de la Scuderia pour remplacer un Kimi Räikkönen dont les performances sont en demi-teinte depuis bien longtemps.
Lorsqu'il lui est demandé si Leclerc pourrait prendre la place de Räikkönen en 2019, Marchionne répond : "Il a été demandé à Leclerc de faire de son mieux pour le projet Alfa Romeo Sauber en 2018. Puis nous verrons."
Le plus difficile pour Leclerc sera de tirer son épingle du jeu au sein d'une écurie qui s'est classée bonne dernière du championnat 2017. Dans l'absolu, l'accord trouvé avec Alfa Romeo n'aura que peu d'impact sur les performances de l'équipe suisse en 2018, même si le budget supplémentaire permettra d'améliorer le développement sur le long terme.
"L'unité de puissance sera celle de 2018 et il y aura deux jeunes pilotes talentueux", insiste Marchionne. "Nous ne pourrons pas avoir d'attentes très élevées pour la première année de collaboration, mais nous voulons développer et progresser."
Le PDG du groupe Fiat Chrysler a par ailleurs nié l'idée selon laquelle la contribution financière d'Alfa Romeo à Sauber serait la première étape vers un rachat de l'écurie.
Propos recueillis par Roberto Chinchero
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires