Mateschitz - Red Bull aura sûrement le châssis référence

Dietrich Mateschitz en est convaincu, le chemin de la victoire retrouvé par Red Bull Racing en 2016 n'était qu'un début, et l'écurie autrichienne sera en mesure de concurrencer davantage Mercedes cette saison.

À Milton Keynes, on compte notamment sur de nouveaux progrès de l'unité de puissance Renault, même si le motoriste français a déjà annoncé qu'il fallait s'attendre à un début de saison plutôt prudent et conservateur afin de garantir la fiabilité d'un concept entièrement nouveau.

Pour se hisser au niveau des champions du monde en titre, l'homme d'affaires croit en les qualités et le savoir-faire de son équipe pour concevoir le meilleur châssis de la grille, alors que le nouveau règlement technique mettra l'accent sur l'aérodynamique.

"Pour 2017, je m'attends à ce que l'on soit plus proche de Mercedes du point de vue moteur", insiste Mateschitz dans les colonnes de Speedweek. "À la mi-saison, nous voulons être pleinement compétitifs. Ça veut dire que nous voulons attaquer Mercedes et nous battre pour des victoires."

"Du point de vue du châssis, nous serons sûrement à nouveau la référence. Néanmoins, Ferrari représente une nouvelle fois une grande inconnue. Mais avoir Ricciardo et Verstappen est un plus très clair pour nous."

Une Scuderia que Mateschitz se plaît à devancer, comme ce fut le cas l'an passé après la difficile campagne 2015 : "Battre Ferrari [en 2016] était davantage une question d'honneur que d'importance économique."

Davantage de bagarre en piste

S'il compte voir son équipe jouer plus régulièrement les premières places, le grand patron de Red Bull espère que cela contribuera à un regain d'intérêt pour la discipline. Il souhaite également que la bagarre en piste soit moins réglementée et moins aseptisée. 

"La popularité dépend énormément de la concurrence aux avant-postes", souligne-t-il. "Le sport automobile est bon si les équipes de pointe se battent au coude à coude. Une bagarre seulement pour la troisième ou la quatrième place n'est pas suffisante. Les voitures doivent être plus archaïques, mais ça a déjà été prévu pour la saison 2017. Nous devons nous débarrasser de ces pénalités stupides à l'encontre des pilotes, que les fans ne comprennent plus."

Propriétaire d'écurie mais surtout homme d'affaires hors pair, Mateschitz suivra aussi avec attention la prise de contrôle de la Formule 1 par Liberty Media, à qui il conseille de conserver Bernie Ecclestone dans un rôle prépondérant. 

"S'ils sont intelligents, ils vont le garder", assure-t-il. "Il connaît tous les contrats, tous les détails, toutes les relations. On ne peut pas l'ignorer. En F1, c'est bien de croire que l'on ne peut pas contourner Bernie."

Quant à entrer dans l'actionnariat de la discipline s'il est ouvert par la compagnie américaine, il y réfléchira à deux fois, avec deux approches possibles :  "Honnêtement, je ne sais vraiment pas si je devrais acheter des parts ou non. D'un côté, ça aurait du sens, car la F1 a besoin de propriétaires qui ne sont pas des constructeurs. De l'autre, la valeur de la F1 dépend des équipes qui concourent. Nous devons voir quelle sera la situation au terme des contrats actuels [en 2020]. Les discussions devront commencer bientôt."

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Type d'article Actualités
Tags chassis, dietrich mateschitz, milton keynes, renault