Une firme liée à Mazepin remet en question le sauvetage de Force India

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Une firme liée à Mazepin remet en question le sauvetage de Force India
Adam Cooper
Par : Adam Cooper
21 août 2018 à 13:23

Une compagnie russe qui a échoué à racheter Force India a remis en question la procédure qui a permis à l'écurie d'être rachetée par un consortium mené par Lawrence Stroll.

La firme de l'industrie chimique Uralkali est associée à Dmitry Mazepin, le père du pilote de GP3 et d'essais Force India, Nikita Mazepin, qui est vice-président du conseil d'administration, ainsi que président de la holding Uralchem.

Dans un communiqué publié mardi, Uralkali a indiqué qu'elle considérait que "le processus conduit par l'administrateur pourrait ne pas avoir été fait dans le meilleur intérêt des créanciers de Force India et des autres parties prenantes, et de la discipline en général".

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Cependant, les administrateurs – Geoff Rowley et Jason Baker de FRP Advisory – ont répondu en disant que tous les candidats à la reprise avaient été traités de façon égale. "Tous les offrants ont eu une opportunité égale de soumettre la meilleure offre pour Force India. Tout au long du processus, nous avons scrupuleusement respecté nos obligations et objectifs statutaires en tant qu'administrateurs et avons bénéficié des conseils d'un conseiller juridique expérimenté."

Uralkali dit avoir "rassemblé une équipe de professionnels (comprenant des avocats, des comptables, des experts en insolvabilité et un spécialiste de Formule 1) pour préparer et soumettre une offre concurrentielle pour Force India, qui était conduite par le directeur indépendant d'Uralkali, Paul J. Ostling".

Même s'il n'est pas nommé, il semble que le spécialiste de la F1 ait été l'ancien responsable de McLaren, Martin Whitmarsh.

La chronologie des événements

Le communiqué explique ensuite en détail la chronologie de la candidature d'Uralkali et ses interactions avec les administrateurs. La société a noté que "au cours du processus d'appel d'offres et des discussions avec l'administrateur, Uralkali a insisté sur une procédure transparente et équitable afin d'assurer l'égalité des chances pour chaque soumissionnaire".

"En particulier, Uralkali a proposé que le processus d'appel d'offres soit mené par le biais de la soumission dans des enveloppes scellées des meilleures offres et que les offres finales soient ouvertes en présence des représentants désignés des offrants intéressés. Cependant, cette proposition a été rejetée par les administrateurs."

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En substance, Uralkali souligne que le délai de soumission des offres n'était pas réaliste, d'autant plus que le consentement de 13 banques indiennes était requis en raison d'une injonction de gel des actifs des actionnaires d'origine.

"Lors de nos discussions avec les représentants des actionnaires, il nous est apparu évident que l'option de sauvetage (au moins aux conditions et dans les délais qui nous ont été proposés par l'administrateur et conformément à notre propre code d'intégrité) n'était pas réalisable en raison de la complexité de la structure juridique, de la prolongation du délai nécessaire pour obtenir les consentements des 13 banques indiennes et pour l'obtention de l'approbation par un tribunal britannique d'un amendement de l'injonction de gel."

"Uralkali a soumis une proposition reformulée le 6 août 2018 qui, pour les raisons susmentionnées, n'offrait plus d'option de sauvetage mais présentait une proposition très attrayante d'achat d'entreprises et d'actifs de Force India sur la base du principe de continuité de l'entreprise."

Le communiqué se termine comme suit : "Suite à la soumission de notre proposition, l'administrateur a refusé de s'engager avec l'équipe d'Uralkali, n'a pas répondu aux appels téléphoniques et aux e-mails et a communiqué avec Uralkali par le biais d'un seul e-mail après la fermeture des bureaux le 7 août 2018, [expliquant] qu'il avait conclu un accord d'exclusivité avec un autre offrant concernant une proposition de sauvetage de la compagnie."

"Malgré l'expiration du délai fixé par l'administrateur, aucun plan de sauvetage n'a été soumis à l'approbation du tribunal, ce qui a confirmé le point de vue d'Uralkali selon lequel le sauvetage n'était pas réalisable dans les délais et dans les conditions proposés par l'administrateur."

"Dans ces circonstances, il est surprenant que l'administrateur n'ait pas tenté de s'engager avec Uralkali en ce qui concerne son offre pour les actifs et les affaires de Force India."

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Auteur Adam Cooper
Type d'article Actualités