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Actualités

Le niveau de McLaren aide Renault à bousculer son équipe châssis

Avec deux fois moins de points que son écurie cliente au compteur à la mi-saison, Renault se retrouve dans une situation qui, au moins, permet à ses dirigeants de mettre les membres du département châssis face à leurs responsabilités.

Daniel Ricciardo, Renault F1 Team R.S.19

En pointant à la sixième place du championnat constructeurs au terme de la première partie de saison, Renault F1 n'a pas atteint ses objectifs fixés durant l'hiver. Un mois de juillet compliqué a vu l'écurie française perdre du terrain sur McLaren dans son duel pour la quatrième place, et même Toro Rosso venir s'immiscer au cinquième rang, principalement à la faveur du rocambolesque Grand Prix d'Allemagne. 

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Quatrième force du plateau l'an passé, Renault voulait avant tout confirmer en 2019, se détacher du milieu de peloton, puis se rapprocher des trois écuries de pointe. La mission est très loin d'être accomplie, et la confrontation directe avec McLaren a pris, en partie, des airs d'imprévu. Cependant, voir l'équipe cliente du Losange évoluer à un tel niveau de performance n'est pas vécu comme un camouflet pour les dirigeants français. Au contraire, Cyril Abiteboul dit l'assumer, et disposer ainsi d'un levier essentiel pour pousser les responsables de la partie châssis d'Enstone à se remettre en question. Interrogé sur le niveau de McLaren, le directeur général de Renault F1 assure "qu'il faut en être content". 

"Cette renaissance de McLaren, dont tout le monde parle, est aussi réalisée grâce à leur moteur", rappelle-t-il. "Ils ont été eux aussi très critiqués dans leurs choix vis-à-vis de Honda, il y a eu beaucoup de commentaires là-dessus. Aujourd'hui, je suis content que leurs choix payent. Après, c'est un duel que je trouve aussi honorable, parce que McLaren est quand même une belle marque, c'est un constructeur automobile, une écurie de F1 qui est là depuis cinquante ans. Il n'y a pas à rougir de se mesurer à eux. Effectivement, c'est quand même un duel qui fait un petit peu peur car c'est une écurie qui est très bien installée, avec beaucoup de moyens, qui est très innovante aussi. Je pense que c'est un concurrent qui va nous donner du fil à retordre. Mais ça me fait plaisir d'avoir cette bataille en piste."

Carlos Sainz Jr., McLaren MCL34, devant Nico Hulkenberg, Renault F1 Team R.S. 19

Si Renault n'avait pas vraiment prévu de se retrouver derrière l'écurie de Woking, les progrès de McLaren étaient toutefois redoutés bien que mesurés à un niveau inférieur. Cyril Abiteboul tient toujours à rappeler que la donne pneumatique de 2019 vient parfois brouiller les pistes, mais dans l'ensemble, le constat est sans appel et l'équipe britannique a clairement fait mieux que son motoriste jusqu'à présent.

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"On voyait quand même une très forte amélioration de leur châssis l'année dernière, donc cette tendance, on s'y attendait", explique le Français. "Je pense qu'ils ont fait un pas en avant pendant l'hiver qui était supérieur à ce qu'on attendait, et supérieur à celui que nous avons fait nous-mêmes, il faut le reconnaître. Cela nous montre aussi que c'est possible, et ça me donne des arguments pour manager l'équipe châssis. J'ai toujours dit que fournir plusieurs écuries était un confort managérial. Cela nous permet de mesurer les progrès du moteur, de mesurer les progrès du châssis, et là, j'ai un point très clair qui me permet de dire aux équipes châssis que l'on n'a pas suffisamment bien bossé. L'exemple McLaren me permet de retourner vers les gens du châssis en disant qu'il faut accélérer."

Cyril Abiteboul, directeur général, Renault F1 Team

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