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McLaren F1 assure ne pas reproduire l'organisation "confuse" de 2015

Le directeur de McLaren en F1, Andrea Stella, assure que le partage des responsabilités techniques au sein de la structure de Woking n'a rien à voir avec le modèle qui avait accompagné le cuisant échec de 2015.

Le muret des stands McLaren

McLaren avait au milieu des années 2010 mis en place une structure à trois personnes côté technique, avec une alliance entre Tim Goss, Matt Morris et Peter Prodromou. Les deux premiers avaient par la suite quitté l'écurie, et James Key avait été nommé directeur technique avec une responsabilité globale sur la voiture.

Retour en 2023. McLaren a procédé durant l'hiver, et sous la supervision d'Andrea Stella, son nouveau directeur, à une étude sur la structure de l'écurie, qui a débouché sur une refonte organisationnelle. Key a ainsi quitté l'équipe et, à nouveau, ce sont trois responsables techniques qui sont à la barre : Prodromou, toujours là, est à la tête de l'aérodynamique, alors que David Sanchez (concept et performance de la voiture) et Neil Houldey (ingénierie et design) forment les deux autres parties de ce triumvirat.

LIRE AUSSI - Mercedes F1 remanie son staff technique : Allison revient aux manettes

En dépit de ce qui peut ressembler à un retour en arrière en terme d'organisation, dans un moment où McLaren est plongé dans une dynamique négative, Stella insiste sur le fait qu'il n'est pas possible de dresser une comparaison entre les deux périodes, qu'il a d'ailleurs connues.

"Je pense que le seul point commun entre cette organisation-là et la nôtre, c'est le chiffre trois. Le reste est complètement différent", a lancé le technicien. "À l'époque, c'est-à-dire quand j'ai rejoint McLaren en 2015, il y avait trois directeurs techniques. Je pense que la séparation des compétences était très confuse."

"Même pour les personnes en interne, c'était assez difficile à comprendre, notamment qui faisait quoi. Et la première différence, c'est que maintenant nous savons exactement quels sont les paramètres de cette séparation."

"Dans la structure que nous avons mise en place, nous voulons avoir un leadership clair dans les trois domaines fondamentaux pour construire des voitures rapides pour la F1 moderne, c'est-à-dire l'aérodynamique, le concept et l'ingénierie."

La saison 2015 de McLaren avait été pour le moins difficile...

La saison 2015 de McLaren avait été pour le moins difficile...

"Nous voulions donc que ce modèle soit clairement en place pour répondre à la question que Zak et moi avons partagée dès le premier jour, dans mon rôle de directeur d'équipe : comment créer une organisation axée sur la performance ? Il fallait une approche du point de vue de la modélisation de l'équipe de F1. La première différence est qu'à l'époque, la structure technique n'était pas définie en termes de répartition des tâches."

Stella assure que les domaines de responsabilité sont clairement définis et met en lumière une autre différence fondamentale par rapport à 2015, qui est que les gens impliqués travaillent sous le commandement d'un directeur disposant d'un bagage technique important, à savoir le sien. "Nous disposons désormais d'un modèle de base clair pour l'équipe, et plus particulièrement pour le secteur technique."

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"En outre, à l'époque, ce groupe technique rendait compte au directeur de l'équipe, qui n'était pas un technicien [Éric Boullier était directeur de la compétition alors que Ron Dennis était à la tête de l'écurie, ndlr]. Aujourd'hui, nous avons un directeur d'équipe technique. Mais je ne m'attends pas à être très occupé par la gestion de notre département technique."

"Parce que tout d'abord, comme je l'ai dit, nous avons des leaders très forts dans chaque domaine. Et finalement, ce qui est important, c'est que nous apportions à la table des idées en matière de performance, c'est ce qui nous manque le plus chez McLaren en ce moment."

"Et lorsqu'il s'agit de prendre des décisions, la plupart du temps, c'est une conséquence simple et naturelle du fait d'arriver à la table avec des informations élaborées et de haute qualité."

Avec Adam Cooper

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