McLaren - "Pour égaler Mercedes, un copier-coller ne suffit pas"

Depuis la renaissance de son partenariat avec Honda, McLaren a connu ses deux pires saisons en Formule 1 depuis le début des années 1980, sans le moindre podium à se mettre sous la dent.

À l'aube d'une nouvelle réglementation technique, l'optimisme est toutefois de mise, d'autant que les châssis conçus par l'équipe semblent toujours efficaces. Cependant, l'unité de puissance Honda étant moins performante que ses rivales, il est difficile de savoir ce dont McLaren aurait été capable avec un moteur plus véloce en 2016. Éric Boullier, quant à lui, a un avis bien précis sur la question.

"Si nous avions eu le meilleur moteur, nous aurions gagné des courses", déclare le directeur sportif de McLaren dans les colonnes d'Autosport. "Nous le savons, les données GPS nous l'indiquent."

Des progrès, mais beaucoup à faire

Que ce soit en termes de performance et de fiabilité, Honda a réalisé des progrès notables depuis son retour en Formule 1 en tant que motoriste, comme en témoignent les 76 points marqués par McLaren l'an dernier contre 27 en 2015. Cependant, le chemin est encore long pour atteindre les sommets.

"Nous pouvons progresser dans tous les domaines avec Honda", poursuit Boullier. "Cela concerne également le développement du châssis. Tout est lié. On ne peut pas se permettre d'avoir trop de traînée si le déploiement de puissance est insuffisant, car on perd du temps. Il faut trouver l'équilibre en permanence. Nous travaillons en équipe avec Honda pour accomplir ce que nous voulons."

Bien que Honda ait abandonné un concept de taille de guêpe qui ne s'est pas avéré viable pour adopter une philosophie similaire à celle de Mercedes, McLaren continue à croire qu'il faudra faire certaines choses différemment pour parvenir à atteindre le niveau de la marque à l'étoile, sans quoi le motoriste japonais aura toujours un temps de retard.

"L'écart est réduit. Mais pour atteindre Mercedes, un simple copier-coller ne suffit pas. Il y a un chemin à emprunter. On ne peut le faire en trois mois ou en six mois, mais en quelques années. Il a fallu du temps à Renault, et à ce jour, ils ne sont toujours pas au top. Pourtant, ils ont commencé à développer ce moteur il y a six ans", conclut Éric Boullier.

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