McLaren prépare l'avenir avec son châssis

Compte tenu des difficultés actuellement rencontrées par Honda avec son unité de puissance, on pourrait penser que McLaren est en train de développer son châssis en vain. Que nenni, répond Éric Boullier.

En effet, tandis que McLaren attend la prochaine spécification du moteur Honda avec impatience – en espérant que celle-ci résolve les problèmes récurrents rencontrés au niveau de la performance et surtout de la fiabilité –, l'équipe a engagé un programme de développement agressif pour son châssis.

Aux essais de cette semaine à Bahreïn, McLaren a testé de nombreuses évolutions, notamment plusieurs designs d'aileron arrière, dans l'optique d'introduire de nouvelles pièces au Grand Prix de Russie.

Bien que l'écurie britannique soit consciente qu'il sera difficile de surpasser le manque de puissance de la MCL32, le directeur d'équipe Éric Boullier déclare que la pire chose à faire serait de lâcher du lest en attendant que Honda trouve la solution à ses soucis.

"Tout d'abord parce que la course est dans notre ADN, mais aussi parce que si nous laissons tomber, tout s'effondrera", affirme Boullier. "Nous ne pouvons pas nous effondrer. Nous sommes responsables de la performance du châssis, donc nous devons nous assurer d'avoir un bon châssis et de le développer."

"De plus, nous devons également préparer les années à venir, parce qu'il y aura au moins deux ou trois ans de stabilité dans la réglementation. Donc nous bâtissons cette plateforme pour l'avenir. Nous sommes une écurie de course professionnelle, et on ne s'arrête pas de faire la course juste parce que l'une des pièces ne fonctionne pas."

Déjà cinq abandons

Chez Honda, c'est évidemment le branle-bas de combat après un début de saison où McLaren a enregistré une 13e place couplée à cinq abandons. Yusuke Hasegawa, responsable du projet F1 de la marque nippone, est rentré au Japon dès la fin du Grand Prix de Bahreïn pour superviser le développement de l'unité de puissance.

"S'ils étaient détendus, quelque chose clocherait", poursuit Boullier. "Ils sont très conscients de ce qui se passe, je pense. Leurs inquiétudes sont les mêmes que celles que nous pouvons avoir en Europe, même si leur culture est différente. Je pense que c'est juste... Ce sont des questions typiques en sport auto : comment le faire, et comment aller plus vite ?"

"Ils ont essayé beaucoup de choses. Ils travaillent très dur, mais il faut juste trouver la clé pour libérer le potentiel. Il faut qu'ils travaillent sur le banc d'essai pour surmonter ce manque de performance."

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