Les menaces de retrait de Ferrari s'atténuent

Le nouveau PDG du constructeur italien se dit confiant pour qu'un accord soit trouvé, qui permettrait au cheval cabré d'être toujours présent en Formule 1 au-delà de 2020.

Les menaces de retrait de Ferrari s'atténuent
Un drapeau Ferrari géant dans la Fan Zone
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Maurizio Arrivabene, directeur de Ferrari et Louis Camilleri,président de Philip Morris parcourent la piste à pied
Ferrari SF71H nose and front wing
Sebastian Vettel, Ferrari, meets the tifosi
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Les motorhomes Ferrari et Mercedes
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H
Des fans de Ferrari et des drapeaux
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H nose and front wing
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La disparition de Sergio Marchionne en juillet dernier a inévitablement changé la donne, même si la tendance allait déjà vers un apaisement. En fin d'année dernière, l'ex-président de Ferrari avait brandi la menace d'un retrait de la F1 alors que débutaient les grandes manœuvres entre les équipes et Liberty Media, propriétaire de la discipline, pour l'après-2020.

Cette échéance marquera le terme des accords Concorde qui lient chaque écurie à la catégorie reine, et Liberty Media a fait entrer de nombreux paramètres dans les négociations pour que 2021 soit un véritable tournant pour la F1, aussi bien sur le plan sportif que technique ou économique.

Sergio Marchionne s'était dit prêt à ne pas réengager Ferrari si la future réglementation de la Formule 1 ne lui convenait pas. Aujourd'hui, son successeur Louis Camilleri se montre plus mesuré, affiche sa confiance dans la recherche d'un accord et prévient : il n'utilisera pas la presse pour faire avancer les négociations.

"Quant aux principes de base qui vont demeurer l'ADN de la Formule 1, si cette dernière reste au sommet de la technologie et de l'innovation automobile, et si les courses sont disputées et passionnantes pour les fans, alors la F1 restera viable", rappelle le PDG de Ferrari. "Je pense que tout le monde est d'accord sur ces principes. Comment y parvenir, c'est autre chose."

"Il y a évidemment trois éléments, en tout cas c'est la manière dont je vois ça. Il y a le règlement technique, il y a l'aspect économique et il y a la gouvernance. À un moment donné, les trois doivent se réunir. Je suis confiant, c'est dans l'intérêt de tous de trouver un accord qui soit viable pour chacun. Au-delà de ça, franchement, je ne suis pas préparé à en dire davantage car je n'ai jamais négocié et je ne négocierai jamais à travers la presse. J'espère que vous le comprenez."

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Louis Camilleri assume sans mal le style de management qu'il entend incarner, très différent de celui qu'avait adopté son prédécesseur, mais insiste sur ce qui ne changera pas : la volonté de prendre les meilleures décisions pour le bien de Ferrari.

"Sergio [Marchionne] et moi avons clairement des styles très différents, mais je crois que nous avons la même ambition et que nous avions un respect mutuel", précise-t-il. "Nous avons clairement discuté du business de Ferrari, ainsi que de celui de Philip Morris, à de nombreuses reprises. Alors il me manque. C'était clairement un individu incroyable, un cerveau brillant, une énergie sans limites, quelqu'un d'ambitieux, comme je le suis."

Discrétion et continuité

Nommé à la tête de Ferrari au beau milieu d'une saison qui voit l'écurie italienne se battre pour le titre mondial, le nouveau PDG se veut discret, et n'entend pas interférer inutilement dans la campagne 2018 de ses hommes.

"L'équipe a évidemment une dynamique considérable", fait-il remarquer. "Je suis ravi de suivre leur exemple. C'est une équipe, une grande équipe. Je n'attends pas de gros changements. J'ai l'ambition, comme tout le monde dans l'équipe, de gagner et de continuer à gagner." 

"Lorsque l'on est PDG, on ne donne pas de pourcentage du temps dédié à ça. On y passe le temps nécessaire, et c'est ce que j'ai l'intention de faire. Nous avons une excellente équipe dirigeante. J'ai clairement un excellent directeur d'écurie, ainsi qu'une équipe sous ses ordres, et d'un autre côté, nous avons d'excellents dirigeants. C'est l'une des forces de Ferrari, à tous les niveaux. Ferrari est un joyau, mon travail est de m'assurer qu'il continue à briller dans tous les domaines."

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