Mercedes : Wolff évoque le "cauchemar" d'un Brexit sans accord

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20 févr. 2019 à 07:17

Le directeur de Mercedes, Toto Wolff, avoue que le "scénario cauchemardesque" d'un Royaume-Uni quittant l'Union européenne sans accord pourrait amoindrir l'intérêt d'une base anglaise pour les équipes.

Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne le 29 mars mais les risques d'une sortie sans accord pour les arrangements commerciaux inquiètent et pourraient poser des problèmes majeurs pour les équipes de F1, qui voyagent et importent des biens depuis les pays européens. La majorité des équipes sont basées au Royaume-Uni, ce qui est le cas de Mercedes avec ses usines de Brackley et Brixworth.

David Richards, directeur de la fédération britannique de sport automobile, avait même assuré le mois dernier qu'un Brexit sans accord pourrait forcer les équipes à quitter le Royaume-Uni. Interrogé par Motorsport.com sur la légitimité de cette menace et sur le problème que cela pose à Mercedes, Toto Wolff a déclaré : "Nous avons un accès fantastique à des talents au Royaume-Uni aujourd'hui et ce que la Silicon Valley est aux États-Unis, la Formule 1 l'est au Royaume-Uni. Pour l'instant, il y a un doute sur le fait que le Royaume-Uni reste aussi compétitif en termes de placement qu'il l'est aujourd'hui, et nous espérons qu'il le restera."

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Wolff a rencontré Richards durant l'intersaison et a discuté d'une possible lettre à la Première Ministre Theresa May au sujet des inquiétudes concernant le Brexit. Il n'est pas le seul à craindre l'impacte que pourrait avoir le paysage politique britannique sur la F1, puisque des responsables de Renault et de McLaren ont également exprimé des inquiétudes au sujet de la logistique que représenterait le déplacement des employés au sein des frontières de l'Europe, mais aussi le recrutement de personnel venu de pays d'Europe et le coût d'importation et d'exportation des biens.

Wolff, dont l'équipe comporte 26 nationalités et de nombreux citoyens venus de l'Union européenne, explique que cela donnerait aux équipes basées hors du Royaume-Uni, à savoir Ferrari, Alfa Romeo et Toro Rosso, "un énorme avantage sur chacune des équipes du Royaume-Uni". Il a décrit cela comme "le plus grand des désordres" et avoue que Mercedes prépare des mesures de précaution.

"Nous étudions divers scénarios avec Mercedes-Benz au Royaume-Uni, car cela n'a pas uniquement un impact sur la Formule 1, mais aussi sur la maison-mère, puisqu'il faut faire entrer et sortir du pays des voitures et des pièces", poursuit Wolff. "Si un Brexit sans accord arrivait, je pense que ça aurait un impact énorme sur notre aspect opérationnel, pour nous rendre sur les circuits, mais aussi pour développer et préparer nos voitures. C'est un scénario cauchemardesque que je ne veux même pas envisager."

Les dernières discussions concernant le Brexit au Parlement n'ont pas apporté de progrès, laissant à Theresa May jusqu'au 27 février pour négocier des changements à l'accord de retrait approuvé par l'Union Européenne. Elle doit donc obtenir le soutien des Membres du Parlement afin que le gouvernement britannique ratifie l'accord. Cependant, des dirigeants dans l'Union européenne ont régulièrement expliqué qu'elle refuserait de négocier, ce qui amène de plus en plus d'incertitude alors que la date limite du 29 mars approche.

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Auteur Scott Mitchell
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