C'est finalement Mercedes qui cherche à racheter les parts d'Alpine !
Dans le paddock, la rumeur s'était répandue selon laquelle ce serait Toto Wolff qui souhaiterait racheter les 24% des parts d'Alpine F1 détenues par Otro. En réalité, ce sont les investisseurs de l'équipe de Brackley qui mènent les discussions. Avec quels objectifs ?
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Des négociations sont en cours pour la cession d'une participation dans Alpine F1. Il s'agit des 24% actuellement détenus par le fonds d'investissement Otro Capital. Ces derniers jours, parmi les acheteurs potentiels, le nom de Toto Wolff a été évoqué. L'intérêt pour ces parts est élevé, la valeur des équipes de Formule 1 continuant d'augmenter de manière vertigineuse. Aujourd'hui, personne ne semble disposé à vendre des parts qui, année après année, prennent encore de la valeur.
Contrairement à de nombreuses rumeurs qui ont circulé ces derniers jours, ce ne serait pas Toto Wolff qui serait en négociations avec Alpine, mais l'écurie Mercedes elle-même, c'est-à-dire la société propriétaire de l'équipe de Brackley, détenue par Jim Ratcliffe (PDG du groupe INEOS), Toto Wolff lui-même, Mercedes-Benz Group, et depuis l'an passé George Kurtz, le PDG de Crowdstrike.
Le scénario est donc différent : il ne s'agirait pas d'une opération personnelle de Toto Wolff, mais d'une initiative de l'équipe Mercedes F1. Les langues restent déliées avec parcimonie, mais dans le paddock on s'interroge sur la stratégie qui pourrait se cacher derrière l'acquisition d'une participation minoritaire qui ne garantirait pas la possibilité d'avoir son mot à dire dans la gestion de l'équipe.
Toto Wolff (directeur de Mercedes)
Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
Il pourrait s'agir d'une simple opération financière, qui aurait du sens si la tendance à la hausse de la valorisation des équipes se poursuivait. Aujourd'hui, la valeur d'une équipe comme Alpine tourne autour de 3 milliards d'euros, un chiffre qui a plus que doublé en seulement trois ans.
Il existe déjà une collaboration entre les deux structures, avec la fourniture par Mercedes de l'unité de puissance et de la transmission (le contrat signé il y a deux ans expire en 2030), mais dans un contexte de budget plafonné, les synergies ne garantissent pas des retours particulièrement significatifs.
Certains interprètent aussi cette opération comme la volonté de Mercedes F1 de mettre un pied dans une équipe dont l'avenir n'est pas toujours parmi les plus solides du paddock. François Provost, nouveau PDG du groupe Renault nommé fin juillet 2025, n'est pas considéré comme un grand passionné de sport automobile et, selon certaines rumeurs, face à une offre convaincante, il pourrait être disposé à céder l'équipe sans trop de regrets.
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