Mercedes n'a vu les débris "qu'une demi-seconde" avant l'impact
Le muret des stands Mercedes n'a vu les débris percutés par Valtteri Bottas lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan qu'une demi-seconde avant l'impact.
Bottas semblait se diriger vers la victoire à Bakou avant de souffrir d'une crevaison de son pneu arrière droit, après avoir percuté des débris dans le tour suivant le restart. La FIA a déclaré ne pas avoir vu les débris et Mercedes a de son côté révélé les avoir vus, mais bien trop tard pour faire quoi que ce soit.
Le responsable de l'ingénierie de piste, Andrew Shovlin, a déclaré que l'équipe avait constamment prévenu ses pilotes au sujet des débris liés à des incidents précédents. "Nous ne l'avons pas alerté, parce que nous n'avions pas vu ça", explique-t-il dans la traditionnelle vidéo stratégique publiée par Mercedes après chaque GP.
"La première fois que nous l'avons vu, c'est juste au moment où il est arrivé sur ces bosses. C'est pourquoi il était également à l'aveugle. On peut le voir foncer dessus, mais c'était une demi-seconde ou une seconde [avant], et il n'y a pas eu assez de temps pour le prévenir à la radio qu'il y avait des débris en piste."
"Si nous les avions vus, nous l'aurions prévenu, nous l'avons beaucoup fait pendant les autres tours, après les autres accidents. Nous avons essayé de les guider vers les meilleures portions du tracé pour les éviter. Malheureusement, dans ce cas, il était beaucoup trop tard. C'est vraiment dommage pour Valtteri, il a piloté brillamment tout le week-end, une course vraiment sereine."
Par ailleurs, Shovlin a déclaré que l'équipe comptait capitaliser sur un Safety Car tardif quand elle a choisi de laisser Bottas en piste après l'arrêt au stand de Sebastian Vettel, sachant qu'il y avait une chance qu'il puisse rester devant grâce à l'arrêt sous SC.
"Absolument, c'est ce que que espérions. C'est Bakou, et il y a une très bonne chance d'avoir une voiture de sécurité. Quand Sebastian est rentré, il a laissé cette fenêtre dans laquelle il était suffisamment loin derrière nous pour que, si nous nous arrêtions sous Safety Car ou VSC et subissions donc la plus petite perte de temps possible aux stands, nous puissions effectivement prendre la tête de la course."
"Ils espèrent que ça n'arrivera pas, mais c'est une de ces stratégies que l'on peut tenter. C'est en fait assez difficile de mener la course et de la contrôler, parce que vous vous protégez contre des gens qui font l'undercut, mais il y a également ce problème du Safety Car, et vous ne pouvez pas faire les deux. Donc c'est là que des opportunités se créent pour quiconque se trouve en seconde position."
L'option alternative aurait été de faire s'arrêter Bottas sous drapeau vert pour passer des ultratendres plus rapides, ce qui lui aurait permis de sprinter jusqu'au drapeau à damier et de revenir sur Vettel pour une potentielle revanche de Bahreïn.
"S'il n'y avait pas eu de Safety Car, nous aurions fait rentrer Valtteri, nous aurions mis les ultratendres, à une dizaine de tours de la fin. Le supertendre ne se dégradait pas, il fonctionnait très bien, et nous aurions pu rouler dessus autant que nous l'aurions voulu."
"Ces dix tours lui aurait laissé juste assez de temps pour revenir sur Seb et pour se battre pour la victoire. Et il aurait réussi ça une paire de tours avant la fin."
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