Mercedes déplore un plafond budgétaire "extrêmement douloureux"

Avec la réduction du plafond budgétaire ainsi que l'inflation, Mercedes est en difficulté.

George Russell, Lewis Hamilton, Mercedes, Toto Wolff, team principal et PDG, Mercedes AMG

Le plafond budgétaire a été un virage difficile à négocier pour les trois grandes écuries que sont Mercedes, Ferrari et Red Bull, et ce n'est pas fini. La marque à l'étoile, avant la pandémie de COVID-19 et la mise en œuvre de ce plafond, dépensait plus de 400 millions de dollars par an, sans compter son activité de motoriste ; il a fallu réduire la voilure pour passer en dessous de 145 M$ lors d'une saison 2021 marquée par le gel des châssis, puis 140 M$ (123 M€) pour 2022, alors que le développement va désormais battre son plein… dans la limite de ce qu'autorise le Règlement Financier, donc.

Certes, plusieurs frais ne sont pas pris en compte dans le plafond, notamment les dépenses marketing ainsi que les salaires des pilotes et des trois autres employés les mieux payés. Mercedes a néanmoins dû se réorganiser, et alors que les 5,5% d'inflation représentent quasiment le plus haut niveau depuis 30 ans au Royaume-Uni, où est basée l'usine de Brackley, la tâche est ardue.

"Il a été très, très difficile de structurer l'entreprise et l'organisation de la bonne manière pour respecter le plafond budgétaire de 140 M$", admet Toto Wolff, directeur d'équipe. "De plus, dans un environnement où l'inflation est élevée, nous ne réduisons pas seulement de cinq millions, nous avons une situation où nous ne pouvons pas vraiment accroître les coûts et la masse salariale. C'est extrêmement douloureux."

"Et en même temps, il faut décider très prudemment où l'on investit un dollar en R&D. Auparavant, c'était un peu plus facile car on pouvait suivre différentes pistes en quête de performance. Aujourd'hui, il faut décider laquelle a le plus haut potentiel, et la suivre. C'est une manière de fonctionner complètement différente pour les grandes équipes."

De surcroît, avec la révolution technique de 2022, qui a drastiquement changé le concept des monoplaces, si Mercedes – ou toute autre écurie – a commis une erreur majeure dans son design, il sera compliqué de s'en remettre.

"Parfois, on emprunte une voie pour de bon. Et la pression supplémentaire du plafond budgétaire rend très difficile de changer la base, de changer les fondamentaux de la voiture, car tout est prévu, chaque évolution et ses coûts associés sont prévus. Par conséquent, nous sommes bien plus restreints par le plafond budgétaire dans notre capacité à mettre en œuvre le processus créatif sur la voiture", conclut Wolff.

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Propos recueillis par Adam Cooper

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