Mercedes : la puissance moteur n'est pas notre seule vulnérabilité

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Mercedes : la puissance moteur n'est pas notre seule vulnérabilité
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
Co-auteur: Guillaume Navarro
27 août 2018 à 16:25

Mercedes pense avoir à l'heure actuelle "de nombreux" déficits vis-à-vis de Ferrari en termes de performance, et "cuir" ses pneus.

Sur un tracé de Spa Francorchamps où Mercedes s'est habituellement montré très solide face à la concurrence, c'est Ferrari qui a imposé sa loi avec Sebastian Vettel lors de cette édition, qui marquait la rentrée après la trêve estivale. Les espoirs de titres pilotes et constructeurs ont ainsi été revigorés pour Ferrari, même si l'équipe italienne a concédé cinq points à l'équipe de Brackley. Selon nombre d'observateurs, c'est bel et bien l'équipe au cheval cabré qui est la favorite pour la prochaine manche, sur son sol, à Monza.

Bien que beaucoup de l'attention après le GP de Belgique se soit portée sur la différence de vitesse de pointe affichée entre la Ferrari et la Mercedes, notamment après le dépassement de Vettel sur Hamilton dans le premier tour, Mercedes pense qu'il existe plusieurs domaines-clés dans lesquels Ferrari dispose désormais de l'avantage sur l'ensemble de la grille.

"Lorsque je regarde la course, je vois de nombreux déficits", commente ainsi Toto Wolff, directeur de Mercedes F1. "Nous sommes une équipe solide, mais il y a des déficits évidents qui ont pour conséquence de ne pas nous voir réaliser les performances que nous attendons."

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Mercedes "cuit" plus les pneus que Ferrari, Red Bull et Force India

Poussé à détailler la nature des déficits en question, Wolff précise : "On peut les voir. Ce sont les bases vitesses, la traction. En résumé, c'est ce que je décrirais comme la principale faiblesse à l'heure actuelle. En plus, clairement, par rapport aux Ferrari, aux Red Bull et aux Force India, nous étions la voiture qui cuisait le plus ses pneus."

Mercedes autant que Ferrari ont introduit une évolution de leur unité de puissance en Belgique, mais Wolff est catégorique sur le fait que les Rouges conservent l'avantage acquis cette saison dans le domaine.

"Les Ferrari ont un avantage de puissance. On a vu en qualifications que leur avantage de puissance se porte sur différentes parties de la ligne droite, et que même si leurs sorties [de virages] sont moins bonnes que les nôtres, leur moteur continue à pousser. Cela n'a rien d'une astuce", poursuit-il, pour calmer toutes les possibles ardeurs liées au commentaire fait par son pilote Lewis Hamilton avant la cérémonie du podium belge.

"Mais en même temps, ils ont décru la puissance plus tôt en qualifications que nous ne l'avons fait", fait remarquer l'Autrichien de manière intéressante. "On peut donc voir, que oui, ils ont un léger avantage de puissance et que ceci, ajouté à notre faiblesse dans le virage 1 en particulier, nous a causé un double coup dur. Si vous n'êtes pas très bon en traction et que vous êtes devancé légèrement en puissance, alors se produit ce qui s'est produit au premier tour."

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Possible de refaire le retard

Mercedes ne peut plus apporter de changement majeur sur son unité de puissance sans devoir composer avec une pénalité sur la grille, mais Wolff pense qu'il demeure une zone dans les règles qui permette de rattraper le retard sur Ferrari.

"Il s'agit de comprendre votre unité de puissance, de la calibrer et d'en extraire toute la performance par voie logicielle, par le carburant, les lubrifiants et toute l'optimisation de la manière dont on exploite le moteur. Il s'agit de quelque chose qui n'implique pas le matériel, et qui est un processus en cours. La réponse est donc que oui, on peut trouver de la performance. Il n'y a pas de solution miracle : nous n'allons pas trouver de performance nous donnant soudainement trois dixièmes dans la voiture, ou au moteur, pour disparaître dans un coucher de soleil !"

À Monza, c'est avec une évolution aérodynamique que Mercedes a déjà annoncé venir pour optimiser le comportement de sa monoplace dans les longues lignes droites.

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