Mercedes F1 a investi pour améliorer ses arrêts au stand

Mercedes n'a pas souhaité investir uniquement dans l'évolution de sa W15 pour revenir aux avant-postes, mais également dans l'amélioration de ses arrêts au stand, l'une de ses faiblesses la saison passée.

George Russell, Mercedes F1 W15, quitte son emplacement après un arrêt au stand

George Russell, Mercedes F1 W15, quitte son emplacement après un arrêt au stand

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Le Grand Prix du Canada a démontré que Mercedes avait peut-être le potentiel de rentrer dans la course aux victoires au même titre que Red Bull, Ferrari ou McLaren. Même si les évolutions apportées à la W15 en ont fait une monoplace capable de performer aux avant-postes, une course ne se gagne pas seulement grâce à la voiture. Il s'agit d'un mélange d'énormément de facteurs, qu'ils soient mécaniques ou humains, sur la piste comme dans les stands. 

En 2023, outre l'aspect piste qui ne semblait pas au point avec une monoplace imprévisible, les arrêts au stand de Mercedes ne rendaient pas les choses plus faciles pour Lewis Hamilton et George Russell. En effet, l'année passée, l'écurie allemande ne se plaçait que septième au classement des arrêts au stand les plus rapides.

Sur une saison, les équipes sont classées dans un tableau par le sponsor de la F1, DHL, qui distribue des points aux 10 arrêts les plus rapides lors de chaque Grand Prix, le nombre de points attribués est le même que celui du Championnat du monde. La saison passée, Mercedes n'avait inscrit que 61 points, ce qui le classait devant Williams, Alfa Romeo (aujourd'hui Stake F1) et Haas.

James Allison, directeur technique de l'équipe, est conscient que les arrêts au stand étaient une grande faiblesse pour les Flèches d'Argent et qu'il fallait nécessairement y remédier : "Si nous avions utilisé l'équipement de l'année dernière cette saison [en 2024], il aurait été impossible, quel que soit le niveau d'entraînement des mécaniciens, d'obtenir les temps d'arrêt au stand que nous réalisons actuellement. Nous savons que nous n'étions pas compétitifs avec nos arrêts l'année dernière", explique le Britannique dans le débriefing d'après-course de Mercedes.

Lewis Hamilton lors d'un arrêt au stand la saison dernière.

Lewis Hamilton lors d'un arrêt au stand la saison dernière.

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

Cette saison, l'équipe a choisi de régler le problème en investissant dans du matériel et en améliorant certaines parties de la voiture afin de faciliter le travail des mécaniciens : "Nous avons investi beaucoup d'efforts dans les détails des angles de la voiture, de sorte que les écrous et les roues puissent être montés et démontés plus rapidement, et avec une plus grande marge d'erreur applicable pour les mécaniciens", ajoute Allison.

"[Cela a été] un gros effort de la part de toutes les personnes chargées de la conception mécanique pour se concentrer sur ces minuscules détails, puis fabriquer tous les éléments, et enfin tester tous les éléments dans le cadre du programme Traning & Development."

"Une fois que nous avons fait ce bond en avant avec le matériel, nous sommes passés aux équipes des stands qui - en plus de construire la voiture, de travailler d'arrache-pied durant des heures sur la monoplace, pendant et après les week-ends de course, dans de minuscules créneaux - s'entraînent aux arrêts dès qu'ils en ont l'occasion. Une telle activité chorégraphiée et coordonnée, qui semble magnifique quand on la voit à la télévision, n'est pas possible sans une énorme quantité d'entraînement."

Les efforts de Mercedes semblent avoir payé puisqu'au Grand Prix du Canada, l'équipe a effectué le deuxième meilleur arrêt avec George Russell en 2"24, derrière celui de Ferrari pour Charles Leclerc en 2"21, et se classe actuellement troisième au classement des pitstop en 2024.

"Nous sommes très satisfaits d'avoir beaucoup progressé", déclare James Allison. "On a toujours l'impression que les arrêts aux stands, peu importe leur nature, sont des moments difficiles. Que quels que soient la formation [des mécaniciens] et l'investissement dans le matériel, ça reste une sorte d'épée de Damoclès [pour l'équipe]."

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