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Moteur Mercedes : "Jusqu'à vendredi, je croyais que rien ne changerait", admet Wolff

Alors que la saison 2026 de F1 approche à grands pas, la controverse sur le taux de compression des moteurs Mercedes demeure vive et son issue plus que jamais incertaine, notamment pour Toto Wolff.

George Russell, Mercedes

Photo de: Joe Portlock / LAT Images via Getty Images

Au centre de l'attention depuis décembre, la question de la légalité du moteur Mercedes, et notamment d'une potentielle astuce faisant augmenter son taux de compression à chaud, continue de se poser. Et en coulisses, les rencontres se multiplient pour tenter de parvenir à une solution.

Une grande partie de la prise de parole de Toto Wolff, le directeur de l'écurie allemande, lors de la première journée des essais de Bahreïn ce mercredi a tourné autour de ce sujet brûlant. Un sujet d'autant plus brûlant que nous sommes à quelques semaines de l'homologation des moteurs et du début de la saison au GP d'Australie (6-8 mars).

Les instances sont pressées par les concurrents de Mercedes de modifier la règle qui pose problème - et qui prévoit que la vérification du taux de compression ne doit se faire que lors d'un test statique "à température ambiante" - et des solutions ont donc été mises sur la place pour mesurer ce taux à chaud et/ou en piste.

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Si d'aucuns pouvaient penser que la FIA ne se risquerait pas à une modification aux implications potentiellement problématiques, alors même que le dossier concerne quatre écuries (donc huit voitures) et que Mercedes n'a jamais caché aux instances l'aspect technique de son unité de puissance au fil du processus de conception, les choses semblent désormais bien plus floues.

"Je suis un peu plus perplexe ces dernières semaines quant à la façon dont on en est arrivé à ce que cela devienne soudainement un sujet d'actualité, car jusqu'à vendredi dernier, j'avais l'impression que les choses ne changeraient pas", a ainsi déclaré Wolff, suggérant en creux qu'une modification est désormais clairement du domaine du possible.

Mercedes n'est plus sûre de rien

Totto Wolff reconnaît désormais des doutes sur la suite de la polémique moteur.

Totto Wolff reconnaît désormais des doutes sur la suite de la polémique moteur.

Photo de: Erik Junius

S'il a ensuite plaisanté sur le fait qu'il avait lu cette nouvelle "sur un site italien", il reste que la situation d'incertitude et la potentialité d'une intervention de dernière minute de la FIA n'est pas une perspective réjouissante pour Mercedes.

"Il ne s'agit pas seulement d'une question d'équipes, il faut aussi obtenir les voix de l'instance dirigeante et celles du détenteur des droits commerciaux. S'ils décident de partager une opinion et un même agenda, alors vous êtes mal barrés."

"Je pense que les autres constructeurs de moteurs ont considérablement intensifié leurs efforts en matière de lobbying au cours des derniers mois. Je veux parler des réunions secrètes, des lettres secrètes adressées à la FIA, qui ne sont évidemment plus secrètes à ce stade. Et cela a conduit à la situation actuelle."

Nous avons eu toutes les assurances que ce que nous avons fait était conforme aux règles.

Sur le plan de la procédure, il est entendu qu'il faut qu'une majorité qualifiée au sein du Comité consultatif sur les unités de puissance ("PUAC", en anglais) pour procéder à une modification du règlement. Celle-ci ne peut s'obtenir qu'en réunissant les voix de 4 des 5 motoristes, ainsi que les votes de la FIA et de la FOM. Avec Red Bull qui semble avoir rejoint le camp des contestataires et la FOM qui suit généralement la FIA sur ces questions techniques, c'est donc entre les mains de la fédération que tout se joue.

"Vous savez, dans cette discipline, les surprises sont légion, il n'y a donc jamais de situation où l'on peut affirmer être sûr de quoi que ce soit", a continué Wolff. "Tout au long du processus, lorsque vous concevez un moteur, vous tenez la FIA informée de toutes vos décisions, et c'est ce que nous avons fait."

"Et nous avons eu toutes les assurances que ce que nous avons fait était conforme aux règles. Ce n'est même pas comme si nous parlions d'un gain de performance considérable, mais je pense que tous nos concurrents se sont sentis un peu lésés et font pression sur la FIA depuis longtemps."

Et pour quelques chevaux de plus...

Mercedes assure que sa solution n'est pas aussi puissante que certains ont pu le dire.

Mercedes assure que sa solution n'est pas aussi puissante que certains ont pu le dire.

Photo de: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Sur le gain de performance de cette solution, qui permettrait d'aller au-delà du taux de 16:1 fixé par le règlement technique, Wolff assure à nouveau qu'elle n'apporte pas un avantage majeur, en tout cas pas au niveau des chiffres qui ont parfois pu être avancés et qui le situent autour de 10 à 12 chevaux supplémentaires, donc potentiellement plusieurs dixièmes par tour.

"Ça ne représente que quelques chevaux. En Angleterre, on dirait plutôt deux ou trois. Le risque est donc négligeable en termes d'impact sur le déroulement d'un Grand Prix. Il s'agit davantage de savoir quel précédent nous créons, quelles sont les complications liées à l'introduction d'une nouvelle règle, comment la contrôler, comment l'ajuster si nécessaire, et comment elle influencera l'ADUO, le système d'équilibrage des moteurs."

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"Car après six courses, tous ceux qui pensent être concernés par l'ADUO et avoir une chance de rattraper leur retard pourraient immédiatement commencer à examiner le taux de compression et développer un moteur complètement différent, sachant qu'après la sixième course, ils ont la possibilité de changer de moteur. Les conséquences inconnues sont donc immenses et inquantifiables."

Pour rappel, l'ADUO est l'acronyme de "Additional Development and Upgrade Opportunities", que l'on peut traduire par "opportunités supplémentaires de développement et d'évolution". Il s'agit d'un processus de rééquilibrage des performances moteur, qui offre la possibilité pour les motoristes qui auraient du retard sur la référence de pouvoir apporter plus d'évolutions, sachant que les performances sont évaluées tous les six Grands Prix.

Que peut faire Mercedes si la règle change avant Melbourne ?

Que va-t-il se passer pour Mercedes et ses clients à Melbourne ?

Que va-t-il se passer pour Mercedes et ses clients à Melbourne ?

Photo de: Alastair Staley / LAT Images via Getty Images

Avantage important ou non, une intervention de la FIA pour modifier les règles aussi tardivement avant la saison poserait la question de l'articulation d'un tel changement avec la capacité réelle de Mercedes de procéder à la modification de toutes ses unités de puissance.

La marque est celle qui fournit le plus d'écuries en F1, dont la championne du monde en titre McLaren, et Melbourne est dans moins d'un mois. Plus proche encore, la date d'homologation de l'unité de puissance est fixée au 1er mars, interdisant quasi assurément toute modification structurelle des moteurs.

"Eh bien, si ça devient une règle, il faudra s'y conformer", résume simplement Wolff. "Et si on ne peut pas s'y conformer, alors la FIA devra trouver une solution pour y remédier, mais on ne sait pas encore comment."

"Bien sûr, le développement d'un moteur prend beaucoup de temps, il y a des délais à respecter, et si on vous dit que vous ne pouvez pas utiliser le moteur tel que vous l'avez développé, cela pourrait nuire considérablement aux performances."

Wolff assure en tout cas exclure toute idée d'une action en justice de la part de Mercedes. "Il n'est pas question que nous poursuivions qui que ce soit en justice. En Formule 1, à mon avis, il est plus important que jamais de connaître les règles, mais que l'ingéniosité technique soit toujours respectée, et c'est pourquoi nous respectons toujours la gouvernance de ce sport. Si la gouvernance du sport décide de modifier les règles, que ce soit à notre détriment ou à notre avantage, nous devons simplement nous y conformer."

Avec Ronald Vording

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