Mercedes répond aux soupçons de favoritisme entre Russell et Antonelli
La domination de Mercedes en 2026 n'échappe pas aux suspicions habituelles dans les périodes de lutte interne : celles d'un éventuel favoritisme entre ses pilotes. Une idée que l'écurie rejette catégoriquement.
Photo de : Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images
Au vu de la hiérarchie actuelle de la saison 2026 de Formule 1, marquée par la domination sans partage de Mercedes depuis le début de l'année, il était inévitable que l'écurie allemande se retrouve confrontée à une chose : des soupçons de favoritisme.
Kimi Antonelli occupe aujourd'hui largement les commandes du championnat du monde, profitant notamment des nombreux déboires rencontrés par son coéquipier George Russell, désormais relégué à la troisième place du classement derrière Lewis Hamilton.
Comme cela a souvent été le cas par le passé – et plus récemment encore lors de la lutte interne entre les pilotes McLaren Lando Norris et Oscar Piastri –, de nombreux commentaires ont commencé à accuser Mercedes de privilégier l'un ou l'autre de ses pilotes.
Des spéculations auxquelles l'équipe a répondu dans son podcast Nu Silver Arrows Radio Show. Son directeur technique, James Allison, y a presque tourné en dérision l'idée même de choisir un camp dans un environnement aussi complexe, interdépendant et foisonnant qu'une écurie de Formule 1.
"Les gens sont très investis derrière les pilotes qu'ils soutiennent et veulent voir leur favori réussir avant tout le monde", a commenté James Allison. "Tout ce que je peux dire, c'est que si vous vouliez vraiment comprendre la place qu'occupe cette idée de favoritisme dans notre façon de penser, il faudrait venir travailler au sein d'une équipe."
"Parce que si vous aviez la chance d'intégrer une écurie, vous vous imprégneriez immédiatement de sa culture et vous comprendriez à quel point cette idée est totalement étrangère à tous ceux qui y travaillent. Et lorsque nous entendons ce genre de commentaires, c'est comme si nous entendions une langue étrangère."
En réalité, nous sommes assez indifférents au fait que l'un soit meilleur que l'autre.
Mercedes explique n'avoir aucun avantage à favoriser George Russell ou Kimi Antonelli au championnat.
Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
À l'image de ce qu'expliquait déjà McLaren l'an dernier, James Allison a rappelé que la priorité absolue d'une écurie de Formule 1 est de marquer un maximum de points au championnat du monde des constructeurs, bien avant le championnat des pilotes.
Et pour y parvenir, une équipe a besoin que ses deux voitures performent au plus haut niveau. Peu importe finalement lequel des deux pilotes termine devant l'autre, tant qu'ils ramènent ensemble le maximum de points et de trophées possibles.
"Il est dans l'intérêt de tout le monde que nos deux pilotes réussissent", a ajouté l'ingénieur britannique. "En réalité, nous sommes assez indifférents au fait que l'un soit meilleur que l'autre. Nous voulons signer un doublé à chaque course et, honnêtement, l'ordre nous importe peu."
"Le seul moment où nous commencerions à avoir une préférence, c'est si l'un des pilotes n'avait plus aucune chance mathématique de remporter le championnat et que l'autre était engagé dans une lutte pour le titre face à un pilote d'une autre équipe. À partir de là, l'équipe peut légitimement avoir un avis."
George Russell et Kimi Antonelli après les qualifications du GP de Barcelone.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
"Mais jusque-là, nous voulons simplement que nos deux pilotes se battent aux avant-postes à chaque Grand Prix. Parce que, aussi étrange que cela puisse paraître, notre véritable championnat n'est pas celui des pilotes, mais celui des constructeurs."
En effet, James Allison rappelle que si l'intérêt sportif d'une écurie de Formule 1 repose avant tout sur le championnat du monde des constructeurs, c'est surtout parce que c'est ce classement qui détermine les primes versées aux équipes.
"Si nous avons la chance de toucher une prime, c'est en fonction de notre classement chez les constructeurs, pas de celui des pilotes. Nous ne gagnons rien grâce à ce dernier. Tout ce qui compte pour nous est donc orienté vers le championnat des constructeurs, et dans cette optique, le favoritisme n'a absolument aucun sens. Nous voulons simplement que nos deux pilotes marquent le maximum de points à chaque course."
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