Mexico, un voyage dans l'inconnu pour les motorisations

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Mexico, un voyage dans l'inconnu pour les motorisations
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
28 oct. 2015 à 08:52

Les unités de puissance F1 vont faire un voyage dans l’inconnue ce week-end à l’occasion du Grand Prix du Mexique, en raison de l’altitude à laquelle ils vont être utilisés. 

Daniel Ricciardo, Red Bull Racing
Remi Taffin, Renault Sport F1
Renault Sport
Scuderia Toro Rosso STR10 : capot moteur
Fernando Alonso, McLaren MP4-30 et Sergio Perez, Sahara Force India F1 VJM08 en lutte pour une position
Sergio Perez, Sahara Force India F1 VJM08
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB11 en lutte pour une position

L’Autodromo Hermanos Rodriguez est situé à 2200 mètres d’altitude, ce qui va avoir un impact comme sur nul autre circuit du calendrier. Cela ne signifie pas seulement que le refroidissement va être rendu plus difficile, mais aussi que la récupération de la puissance perdue au niveau du turbo se fera à des régimes plus élevés. 

Interrogé par Motorsport.com, Rémi Taffin estime que ce défi est bien plus relevé que celui d’Interlagos, où les F1 évoluent à 750 mètres d’altitude, et souligne qu’il s’agira d’une expérience nouvelle dans l’ère moderne du turbo. 

"Sans aucun doute, le problème va être le refroidissement, car on a la même quantité d’énergie qui sort du moteur et beaucoup moins d’air pour y faire face", explique le directeur des opérations de Renault Sport F1. "Mais l’autre point concerne le turbo, car pour essayer de maintenir la puissance en sortie, on devra faire tourner le moteur à un régime bien plus élevé qu’habituellement. Evidemment, nous avons fait beaucoup de simulations mais nous savons que nous allons vers quelque chose que nous ne connaissons pas vraiment…"

Des compromis et des surprises?

Les règles techniques de la F1 stipulent que les moteurs turbo ne doivent pas tourner au-delà de 12500 trs/min, mais pour en assurer la fiabilité ils sont généralement utilisés avec un régime situé autour de 10000 trs/min. Taffin assure que se rapprocher de la limite réglementaire posera des problèmes en matière de fiabilité. "La plupart des turbos sont utilisés à 10000 trs/min, donc si l’on veut les faire tourner à 12500 trs/min c’est une conception complètement différente", prévient-il.

 

Les équipes vont logiquement devoir faire des compromis sur le plan aérodynamique afin de favoriser le refroidissement et limiter l’augmentation du risque de casse mécanique. 

"Nous avons une limite que nous allons essayer de dépasser là-bas, et c’est pour cela que nous disons que nous pourrions avoir des surprises", insiste Taffin. "Si une équipe a décidé de ne pas changer sa manière de refroidir le moteur, elle sera obligée de faire des choses qui lui coûteront du temps sur un tour."

"Si un motoriste a décidé de ne pas pousser la limite trop loin avec le turbo, peut-être qu’ils perdront plus de temps que d’autres. Nous sommes presque sûrs que le turbo que nous allons utiliser là-bas sera hors d’usage après la course car nous allons le pousser au maximum."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP du Mexique
Lieu Autodromo Hermanos Rodriguez
Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités