Montezemolo déplore que Ferrari "célèbre une troisième place"

L'ancien président de Ferrari, Luca di Montezemolo, a déploré que la Scuderia "célèbre une troisième place" comme celle acquise à Spa, estimant que c'est une attitude qu'Enzo Ferrari, le fondateur de la marque, n'aurait jamais acceptée.

Le représentant de Red Bull avec le deuxième Sergio Perez, Red Bull Racing, le vainqueur Max Verstappen, Red Bull Racing, et le troisième Charles Leclerc, Scuderia Ferrari

Au Grand Prix de Belgique, le dernier avant la trêve estivale, Charles Leclerc a signé la troisième place après s'être élancé de la pole position. Le Monégasque a vite été submergé par les Red Bull lors de la course et n'a rien pu faire face à elles, mais il a résisté à Lewis Hamilton par la suite pour s'assurer le podium.

Dans le contexte actuel, ce résultat est plutôt positif pour la Scuderia qui n'a pas réussi à bâtir sur les promesses du début de saison 2022 pour se poser en véritable candidat au titre sur la durée. Aussi, les troupes de Maranello ont pu se réjouir de cette troisième place, dans une campagne où l'opposition à Red Bull varie sensiblement d'un GP à l'autre et où Ferrari n'a pas toujours été à la fête.

Toutefois, pour l'ancien président de Ferrari, Luca di Montezemolo, cette attitude passe très mal. Lui qui a accompagné l'écurie italienne au début des années 1970 en tant qu'assistant d'Enzo Ferrari avant d'en devenir président à partir du début des années 1990 et jusqu'à la moitié des années 2010, il a bien connu certaines des grandes périodes de succès de la Scuderia ; et notamment l'ère de domination du début des années 2000.

Dans une interview pour Quotidiano Sportivo où il évoque le Commendatore, 35 ans après sa mort, il lui est fait remarqué que les résultats actuels de l'écurie sont aussi "mauvais" qu'il y a un demi-siècle, époque où il arriva aux côtés de Ferrari. Ce à quoi il a répondu : "Vous savez ce que je déplore ? Que vous célébriez une troisième place, comme à Spa. Ce n'est pas Ferrari et le 'Vieux' n'aurait pas accepté. Jamais."

Vous pouvez perdre, mais en tant que protagonistes, pas en tant que figurants.

Luca di Montezemolo sur Ferrari

Amené à évoquer Leclerc, et notamment l'incertitude qui plane encore sur son avenir au-delà de 2024, Montezemolo estime que la prolongation du Monégasque serait une bonne chose tout en insistant sur l'idée que la question des pilotes n'est pas véritablement la priorité du moment : "Charles [...], je le reconduirais certainement, il est bon et je ne pense pas qu'il y ait des pilotes plus forts que lui."

"Mais à l'heure actuelle, le fait de savoir qui pilote la Rossa est le moindre des problèmes. En tant que président, j'avais construit une équipe de rêve, de Schumi [Michael Schumacher] à Jean Todt, de [Ross] Brawn à [Rory] Byrne..."

"Écoutez, en tant que fan, je rêve d'une écurie Ferrari qui ne gagne pas toujours, mais qui se bat pour le titre jusqu'à la dernière course. Comme en 1997, 1998, 1999, 2008, 2010 et 2012. Vous pouvez perdre, mais en tant que protagonistes, pas en tant que figurants."

Après avoir expliqué que l'actuel président de Ferrari, John Elkann, ne lui avait "jamais" demandé conseil ou simple une opinion au sujet de la Scuderia, Montezemolo est ramené sur Enzo Ferrari : "Ferrari m'a beaucoup appris. Par exemple, ne jamais se reposer sur ses lauriers. Après une victoire, il pensait immédiatement à la course suivante."

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