Mort d'un commissaire : les organisateurs responsables

Au mois de juin dernier, un commissaire de piste avait trouvé la mort lors du Grand Prix du Canada

Au mois de juin dernier, un commissaire de piste avait trouvé la mort lors du Grand Prix du Canada.

Mark Robinson avait trébuché sous les roues de la grue qui évacuait la monoplace d'Esteban Gutiérrez, accidentée en fin de course.

La commission québécoise de la santé et de la sécurité au travail a étudié les faits et en a conclu que les conditions n'apportaient pas suffisamment de sécurité. La grue avançait trop rapidement, à la vitesse de 11 km/h, alors que la voiture était soulevée trop haut, à deux mètres du sol.

D'après le rapport, personne n'aurait dû se trouver à proximité de la grue à ce moment-là. Pourtant, Robinson et l'un de ses collègues étaient en train de stabiliser la Sauber.

Parce que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies, et parce que les commissaires n'étaient pas suffisamment bien formés pour l'évacuation de la voiture, les organisateurs vont écoper d'une amende qui pourrait s'élever jusqu'à 44 000€. Ils avaient déjà pris la décision de ne plus faire entrer les grues mobiles en piste à cause de l'accident.

Quant au rapport de la CSST, il pourrait avoir une autre conséquence. La hâte des commissaires dans l'évacuation de la Sauber pourrait avoir été motivée par le fait que c'était la fin de la course, que les spectateurs allaient envahir la piste pour assister au podium et que l'accord des organisateurs avec les équipes prévoyait qu'à ce moment-là, toutes les voitures soient dans les stands, hors de portée des spectateurs. La CSST a donc recommandé aux organisateurs d'interdire l'arrivée des spectateurs sur la piste à la fin du Grand Prix.

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