Mosley : "J'aurais pu sauver BMW et Toyota"

L'ancien président de la FIA Max Mosley a avoué au quotidien britannique The Daily Telegraph qu'il aurait pu empêcher BMW et Toyota de quitter la Formule 1 en rendant visite aux PDG des deux constructeurs automobile

L'ancien président de la FIA Max Mosley a avoué au quotidien britannique The Daily Telegraph qu'il aurait pu empêcher BMW et Toyota de quitter la Formule 1 en rendant visite aux PDG des deux constructeurs automobile.

"Des erreurs ? Il y en a peut-être eu une grosse de ma part. Durant la période entre les deux Conseils Mondiaux en mars et en avril, j'aurais dû prendre la décision de rendre visite personnellement au PDG de chaque constructeur automobile pour lui expliquer ce que nous faisions exactement et pourquoi."

"Si j'avais fait cela, je pense que BMW serait toujours avec nous ainsi que Toyota probablement," concède le Britannique.

"Cela aurait été facile de démontrer qu'avec la réduction des coûts, ils auraient pu avoir la même chose avec beaucoup moins. Mais les patrons d'écurie ne leur ont jamais passé ce message."

Mosley a également nié d'avoir poussé BMW puis Toyota à se retirer de la Formule 1, ajoutant que leurs PDG ont caché les réelles motivations de leurs départs.

"La perte de BMW et Toyota est triste car elle n'était pas nécessaire. Seule Ferrari a suggéré que c'était un complot dirigé par moi-même pour se débarrasser des constructeurs."

"Pour le croire, il est nécessaire de supposer que les patrons de BMW et Toyota ont menti lorsqu'ils ont donné la nécessité de réduire les coûts comme raison de partir. Vous devez aussi croire qu'ils ont dû cacher la vérité pour de mystérieuses raisons."

En désaccord avec les propositions faites par la FIA pour le futur de la discipline, la FOTA annonçait au mois de mai dernier vouloir créer son propre championnat. Mais l'ancien président de la Fédération Internationale de l'Automobile pense que ça aurait été un échec.

"L'annonce de la FOTA a probablement excité la crédulité de certains médias et effrayer les détenteurs des droits commerciaux et leurs banques, mais ça ne serait pas allé plus loin car une séparation aurait donné deux championnats rivaux. Le championnat du monde de Formule 1 officiel et un nouveau championnat de la FOTA," explique-t-il.

"Ce dernier aurait eu toutes les meilleures équipes et les meilleurs pilotes à l'exception de Williams et Force India, alors que l'ancien aurait les contrats, le nom Formule 1 et la tradition."

"La Formula One Management (qui appartient à Bernie Ecclestone, ndlr) ne pourrait pas se joindre au mouvement, même si elle le voulait, à cause de ses accords commerciaux passés avec la FIA," poursuit Mosley.

"Sachant que la séparation aurait complètement échoué sans circuit et sans couverture télévisée, la FOTA et les principaux constructeurs auraient eu peu d'espoir de pouvoir négocier avec les promoteurs des circuits et les chaînes de télévision."

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